{"arkId":"cl010062370","url":"https:\/\/collections.louvre.fr\/ark:\/53355\/cl010062370","modified ":"2026-06-26","title":"Portrait de Lisa Gherardini, \u00e9pouse de Francesco del Giocondo, dit La Joconde ou Monna Lisa","titleComplement":"","denominationTitle":[{"type":"Titre","value":"Portrait de Lisa Gherardini, \u00e9pouse de Francesco del Giocondo, dit La Joconde ou Monna Lisa"},{"type":"Titre d\u0027usage","value":"La Joconde"}],"displayDateCreated":"Date de cr\u00e9ation\/fabrication : 1e quart du XVIe si\u00e8cle (1503 - 1519)","currentLocation":"Denon, [Peint] Salle 711 - Salle de la Joconde, Salle 711 - (Salle des Etats)","room":"Salle 711, Aile Aile Denon, Niveau 1","isMuseesNationauxRecuperation":false,"dateCreated":[{"startYear":1503,"endYear":1519,"imprecision":"","text":"1e quart du XVIe si\u00e8cle","type":"Date de cr\u00e9ation\/fabrication","doubt":""}],"creator":[{"label":"L\u00e9onard de Vinci (Leonardo di ser Piero da Vinci, dit Leonardo da Vinci)","attributionLevel":"Attribution actuelle","linkType":"","dates":[{"date":"1519","place":"Amboise","type":"date de mort"},{"date":"1452","place":"Vinci (Florence)","type":"date de naissance"}],"creatorRole":"","authenticationType":"","doubt":"","attributedBy":"","attributedYear":"","wikidata":"Q762"},{"label":"Italie","attributionLevel":"Attribution actuelle","linkType":"\u00c9cole de","creatorRole":"","authenticationType":"","doubt":"","attributedBy":"","attributedYear":"","wikidata":""}],"objectNumber":[{"value":"INV 779","type":"Num\u00e9ro principal"},{"value":"MR 316","type":"Autre num\u00e9ro d\u0027inventaire"}],"collection":"D\u00e9partement des Peintures","printsDrawingsEntity":"","printsDrawingsCollection":"","objectType":"","originalObject":"","printState":"","description":"","inscriptions":"","namesAndTitles":"","onomastics":"","dimension":[{"type":"Hauteur","value":"0,794","displayDimension":"0,794 m","unit":"m","anteriorPrecision":"","posteriorPrecision":"","tri":1,"note":""},{"type":"Largeur","value":"0,534","displayDimension":"0,534 m","unit":"m","anteriorPrecision":"","posteriorPrecision":"","tri":3,"note":""},{"type":"Hauteur avec accessoire","value":"1,01","displayDimension":"1,01 m","unit":"m","anteriorPrecision":"","posteriorPrecision":"","tri":3,"note":""},{"type":"Largeur avec accessoire","value":"0,77","displayDimension":"0,77 m","unit":"m","anteriorPrecision":"","posteriorPrecision":"","tri":4,"note":""}],"shape":"","materialsAndTechniques":"huile sur bois (peuplier)","placeOfCreation":"","dateOfDiscovery":"","placeOfDiscovery":"","provenance":"","historicalContext":[],"objectHistory":"Provenance:\r\nCe tableau fut commenc\u00e9 vers 1503 au moins, sans doute pour Francesco del Giocondo, gentilhomme florentin (1460-1539), mais fut conserv\u00e9 par L\u00e9onard de Vinci jusqu\u0027\u00e0 la fin de sa vie pour en pursuivre l\u0027ex\u00e9cution picturale toujours inachev\u00e9e \u00e0 sa mort ; il fut tr\u00e8s probablement acquis par Fran\u00e7ois Ier en 1518.\r\n\r\nCommentaire :\r\nUn faux probl\u00e8me d\u2019identit\u00e9\r\nC\u2019est seulement depuis le XXe si\u00e8cle que certains historiens, mais plus souvent des amateurs en mal de reconnaissance, s\u2019\u00e9vertuent \u00e0 imaginer des identit\u00e9s nouvelles et alternatives \u00e0 ce portrait de femme, alors qu\u2019une solide tradition n\u00e9e d\u00e8s le XVIe si\u00e8cle permet d\u2019assurer qu\u2019il repr\u00e9sente Lisa Gherardini (Florence, 1479 \u2013 1542).\r\nAppartenant \u00e0 une  ancienne famille de seigneurs, propri\u00e9taires terriens dans le Chianti, Lisa Gherardini \u00e9pousa en 1495 Francesco del Giocondo (Florence, 1465 \u2013 1538), marchand de soie \u00e0 Florence, avec lequel elle eut six enfants. Malgr\u00e9 les remarquables recherches de Giuseppe Pallanti sur cette famille dans les archives, on sait finalement peu de choses sur leur vie. Francesco \u00e9tait en contact, au moins depuis 1497, avec le p\u00e8re de L\u00e9onard, Ser Piero da Vinci, qui \u00e9tait notaire. Il avait aussi des contacts avec l\u2019\u00e9glise de la Santissima Annunziata o\u00f9 L\u00e9onard semble avoir log\u00e9 \u00e0 son retour \u00e0 Florence en 1500. C\u2019est peut-\u00eatre par ces liens que le marchand de soie rencontra l\u2019artiste.\r\nSi l\u2019on en croit Giorgio Vasari, dans la biographie de L\u00e9onard qu\u2019il publia en 1550 (Vies des plus c\u00e9l\u00e8bres peintres, sculpteurs et architectes), c\u2019est Francesco del Giocondo qui sollicita le ma\u00eetre pour peindre le portrait de son \u00e9pouse. Le tableau \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 commenc\u00e9 au mois d\u2019octobre 1503, comme l\u2019atteste un document de la biblioth\u00e8que de Heidelberg d\u00e9couvert en 2005. Il s\u2019agit d\u2019une note manuscrite d\u2019Agostino Vespucci, collaborateur de Machiavel \u00e0 la chancellerie de Florence. Ce dernier connaissait L\u00e9onard, pour lequel il traduisit un texte latin sur la bataille d\u2019Anghiari. En lisant un passage des Lettres famili\u00e8res de Cic\u00e9ron o\u00f9 il est fait allusion au peintre de l\u2019Antiquit\u00e9 Apelle, qui avait laiss\u00e9 une peinture de V\u00e9nus inachev\u00e9e, Vespucci nota dans la marge de son livre :\r\n\u00ab Ainsi fait L\u00e9onard de Vinci dans toutes ses peintures. Comme est la T\u00eate de Lisa del Giocondo, et celle d\u2019Anne, m\u00e8re de la Vierge. Nous verrons ce qu\u2019il fera pour la salle du Grand Conseil dont il est d\u00e9j\u00e0 convenu avec le gonfalonier. Octobre 1503 \u00bb\r\nCette annotation a permis de pr\u00e9ciser la chronologie de l\u2019\u0153uvre mais a surtout confirm\u00e9 l\u2019identification traditionnelle du mod\u00e8le due \u00e0 Giorgio Vasari dans ses Vies des plus c\u00e9l\u00e8bres peintres, sculpteurs et architectes publi\u00e9es \u00e0 Florence en 1550 :\r\n\u00ab Lionardo entreprit pour Francesco del Giocondo de faire le portrait de sa femme Mona Lisa et le laissa inachev\u00e9 apr\u00e8s y avoir pein\u00e9 quatre ann\u00e9es, lequel ouvrage se trouve aujourd\u2019hui chez le roi de France \u00e0 Fontainebleau. En cette t\u00eate, qui voulait voir combien l\u2019art peut imiter la nature le pouvait ais\u00e9ment comprendre, car les plus petits d\u00e9tails que la finesse permet de peindre y \u00e9taient contrefaits. Car les yeux avaient ce lustre et cette eau que l\u2019on voit toujours chez les vivants, et l\u2019on apercevait autour d\u2019eux tous ces roses bleut\u00e9s, ainsi que les cils, qui ne se peuvent faire sans la plus grande finesse. Les sourcils, pour y avoir fait la mani\u00e8re dont les poils naissent de la peau, ici plus denses, l\u00e0 plus rares, et celle dont ils se courbent selon les pores de la peau, ne pouvaient \u00eatre plus naturels. Le nez, aux belles ouvertures, roses et tendres, semblait vivant. La bouche avec sa fente, aux extr\u00e9mit\u00e9s bien unies par le jeu du rouge de la bouche et de l\u2019incarnat du visage, ne paraissait point couleurs mais chair v\u00e9ritable. Au creux de la gorge, qui regardait intens\u00e9ment voyait battre le pouls, et l\u2019on peut dire en v\u00e9rit\u00e9 que cette \u0153uvre fut peinte de mani\u00e8re \u00e0 faire trembler et craindre tout artiste valeureux, et qui que ce f\u00fbt. Il usa encore de cet artifice que, Mona Lisa \u00e9tant fort belle, pendant qu\u2019il la portraiyait, il faisait jouer ou chanter et avait continuellement recours \u00e0 des bouffons qui la fissent demeurer gaie, afin d\u2019\u00f4ter cette m\u00e9lancolie que la peinture a coutume de donner lorsque l\u2019on fait des portraits. Et dans celui de Lionardo \u00e9tait un si plaisant sourire, que c\u2019\u00e9tait \u0153uvre \u00e0 voir plus divine qu\u2019humaine, et elle \u00e9tait tenue pour merveille parce que la vie ne se pr\u00e9sente pas autrement. \u00bb (Traduction de Louis Frank)\r\nVasari n\u2019a jamais vu le tableau, conserv\u00e9 en France depuis l\u2019installation de L\u00e9onard en 1516, mais il a d\u00fb disposer de bons informateurs italiens qui avaient s\u00e9journ\u00e9 \u00e0 Fontainebleau. Par ailleurs, Vasari r\u00e9side souvent \u00e0 Florence o\u00f9 vit la famille des Giocondo. Il pr\u00e9pare son grand ouvrage des Vies dans les ann\u00e9es 1540, \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 Francesco del Giocondo vient de mourir, peu avant son \u00e9pouse Lisa qui d\u00e9c\u00e8de en 1542. En 1550, deux de leurs enfants sont encore vivants, et il y avait encore d\u2019autres membres de cette famille bien \u00e9tablie \u00e0 Florence. L\u2019histoire du portrait de Lisa del Giocondo \u00e9tait sans aucun doute un fait c\u00e9l\u00e8bre et bien connu dans la bonne soci\u00e9t\u00e9 florentine, d\u2019o\u00f9 la grande fiabilit\u00e9 du t\u00e9moignage de Vasari.\r\nEn France, Lisa Gherardini \u00e9tait en revanche inconnue mais on continua \u00e0 l\u2019appeler comme en Italie : \u00ab Monna Lisa \u00bb, contraction de \u00ab Madonna Lisa \u00bb (Madame Lise), ou \u00ab La Joconde \u00bb, francisation de \u00ab La Gioconda \u00bb, f\u00e9minisation du nom de famille de son \u00e9poux Giocondo.\r\n\r\nUne source contradictoire ?\r\nDes historiens ont parfois contest\u00e9 la coh\u00e9rence de ces t\u00e9moignages, en utilisant un autre document tr\u00e8s important : le journal de voyage du cardinal d\u2019Aragon, r\u00e9dig\u00e9 par Antonio de Beatis. En d\u00e9placement en France, le pr\u00e9lat rendit visite \u00e0 L\u00e9onard de Vinci le 10 octobre 1517 dans le ch\u00e2teau du Clos-Luc\u00e9, et admira trois tableaux dont celui \u00ab d\u2019une certaine dame florentine faite au naturel sur les instances de feu le Magnifique Julien de M\u00e9dicis \u00bb.\r\nJulien de M\u00e9dicis \u00e9tait le troisi\u00e8me fils de Laurent le Magnifique et le fr\u00e8re du pape r\u00e9gnant alors, L\u00e9on X, qui l\u2019avait nomm\u00e9 duc de Nemours. Ce prince fut le dernier m\u00e9c\u00e8ne italien de L\u00e9onard, de 1513 \u00e0 sa mort en 1516, l\u2019accueillant \u00e0 Rome dans le palais du Belv\u00e9d\u00e8re.\r\nSelon ce t\u00e9moignage, l\u2019effigie repr\u00e9sente bien une dame florentine, ce qui est le cas de Lisa Gherardini, mais elle aurait \u00e9t\u00e9 faite \u00e0 la demande de Julien de M\u00e9dicis, ce qui est \u00e9tonnant car on ne lui connait pas de lien avec Monna Lisa et cela semble aller \u00e0 l\u2019encontre du texte de Vasari affirmant que c\u2019est son \u00e9poux qui commanda le tableau.\r\nComment expliquer cette contradiction ? Quelques historiens ont suppos\u00e9 que le portrait montr\u00e9 par L\u00e9onard n\u2019\u00e9tait tout simplement pas la Joconde, mais un autre tableau, peut-\u00eatre \u00ab la Joconde nue \u00bb connue notamment par un carton pr\u00e9paratoire (Chantilly, mus\u00e9e Cond\u00e9). Cela parait peu probable car cette image n\u2019est pas un portrait mais une image de V\u00e9nus. Quant \u00e0 un autre portrait perdu et non identifiable, cela parait encore plus incroyable tant les compositions de L\u00e9onard ont \u00e9t\u00e9 c\u00e9l\u00e9br\u00e9es et copi\u00e9es d\u00e8s leur cr\u00e9ation.\r\nDes historiens ont donc suppos\u00e9 que la \u00ab dame florentine \u00bb \u00e9tait bien la Joconde du Louvre repr\u00e9sentant bel et e bien Monna Lisa, et qu\u2019il y avait d\u00fb y avoir une idylle entre elle et Julien, mais sans pouvoir le prouver. D\u2019autres ont en revanche d\u00e9clar\u00e9 que le texte de Beatis prouvait que la Joconde du Louvre ne repr\u00e9sentait pas Lisa del Giocondo, mais plut\u00f4t une ma\u00eetresse de Julien de M\u00e9dicis. De faibles hypoth\u00e8ses ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9es en faveur d\u2019une identification \u00e0 Isabella Gualanda (pourtant napolitaine et dont les liens avec Julien de M\u00e9dicis ne sont pas connus) ou \u00e0 Pacifica Brandani (m\u00e8re du fils ill\u00e9gitime de Julien, Hippolyte, morte en 1511 et qui aurait \u00e9t\u00e9 peinte \u00e0 partir de 1513 par L\u00e9onard).\r\nIl semble en fait plus pertinent d\u2019interpr\u00e9ter le t\u00e9moignage de Beatis \u00e0 l\u2019aune de l\u2019extraordinaire libert\u00e9 dont L\u00e9onard disposait vis \u00e0 vis de ses obligations aupr\u00e8s des commanditaires. Plusieurs de ses \u0153uvres ont \u00e9t\u00e9 commenc\u00e9es pour une commande pr\u00e9cise, mais furent finalement laiss\u00e9es inachev\u00e9es (Adoration des Mages de la galerie des Offices) ou donn\u00e9es \u00e0 quelqu\u2019un d\u2019autre (premi\u00e8re version de la Vierge aux rochers au Louvre). Souvenons-nous aussi qu\u2019en 1508, le ma\u00eetre \u00e9crivait au gouverneur du Milanais, Charles d\u2019Amboise, qu\u2019il emportait de Florence vers Milan \u00ab deux tableaux, o\u00f9 il y a deux Notre Dame de grandeur diff\u00e9rente, lesquelles j\u2019ai commenc\u00e9es pour le Roi Tr\u00e8s Chr\u00e9tien ou pour qui vous plaira \u00bb. Etonnante remarque, en apparence d\u00e9sinvolte pour une commande royale ! C\u2019est sans doute dans cet esprit qu\u2019il faut interpr\u00e9ter la discussion entre L\u00e9onard et le cardinal d\u2019Aragon, tous deux italiens et \u00e9voquant la m\u00e9moire d\u2019une connaissance commune, le fr\u00e8re du pape r\u00e9gnant. L\u00e9onard aura simplement rappel\u00e9 au pr\u00e9lat qu\u2019il avait travaill\u00e9 \u00e0 la Joconde pour Julien de M\u00e9dicis, m\u00e9c\u00e8ne de l\u2019artiste, qui devait naturellement admirer le tableau et vouloir l\u2019acqu\u00e9rir.\r\nAussi, dans l\u2019\u00e9tat actuel des connaissances, on peut affirmer que la Joconde repr\u00e9sente Lisa del Giocondo et qu\u2019elle fut peut-\u00eatre command\u00e9e par son \u00e9poux Francesco. Comme pour ses autres tableaux, L\u00e9onard a d\u00fb y travailler lentement, cr\u00e9ant peu \u00e0 peu un merveilleux chef d\u2019\u0153uvre s\u00e9duisant ses m\u00e9c\u00e8nes successifs, Louis XII (de 1507 \u00e0 1512), Julien de M\u00e9dicis (de 1513 \u00e0 1516) et finalement Fran\u00e7ois Ier qui parvint \u00e0 l\u2019acqu\u00e9rir.\r\n\r\nUne acquisition de Fran\u00e7ois Ier\r\nC\u2019est seulement en 1999 que l\u2019historien Bertrand Jestaz est parvenu \u00e0 expliquer le destin des peintures que L\u00e9onard avait emport\u00e9es avec lui en France en 1516. Il a d\u00e9couvert un document aux Archives nationales \u00e0 Paris, attestant d\u2019un paiement consid\u00e9rable de 2604 livres, de Fran\u00e7ois Ier \u00e0 Sala\u00ec, un des plus fid\u00e8les \u00e9l\u00e8ves de L\u00e9onard, en 1518 \u00ab pour quelques tables de paintures qu\u2019il a bailles au Roy \u00bb. \u00c9tant donn\u00e9 l\u2019\u00e9normit\u00e9 de la somme, ces tableaux donn\u00e9s au souverain sont certainement les originaux du ma\u00eetre. Ce dernier a vraisemblablement commenc\u00e9 \u00e0 organiser sa succession : pour Sala\u00ec, qui vivait d\u00e9sormais \u00e0 Milan, le fruit de la vente des tableaux d\u00e8s 1518, tandis que l\u2019autre favori, Francesco Melzi qui vivait avec lui au Clos-Luc\u00e9, devait h\u00e9riter seulement apr\u00e8s sa mort de tous ses manuscrits et dessins.\r\n\r\nUne \u0153uvre tr\u00e8s fragile mais bien conserv\u00e9e\r\nL\u00e9onard a peint ce portrait sur une fine planche de bois de peuplier, une essence assez courante en Italie et notamment \u00e0 Florence. Il choisit un support de grande dimension, environ 79,4 cm de haut sur 53,4 de large, afin de repr\u00e9senter le mod\u00e8le \u00e0 \u00e9chelle naturelle.\r\nAvec le temps, ce panneau s\u2019est alt\u00e9r\u00e9 : le bois, tr\u00e8s sensible aux variations hygrom\u00e9triques, est devenu l\u00e9g\u00e8rement convexe et s\u2019est m\u00eame fendu. Sur la face, une fente de 11 cm part du haut du panneau, traverse le cuir chevelu et s\u2019arr\u00eate, presque miraculeusement, au niveau du front. Au revers, cette fissure a \u00e9t\u00e9 anciennement stabilis\u00e9e par la pose de deux papillons et de morceaux de toile. Les mouvements du panneau, contraints par un cadre, ont provoqu\u00e9 diff\u00e9rents r\u00e9seaux de craquelures tr\u00e8s visibles aujourd\u2019hui.\r\nContrairement \u00e0 ce qui a parfois \u00e9t\u00e9 \u00e9crit, le support n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 coup\u00e9 comme le prouvent les bords nus du panneau et une \u00ab barbe \u00bb, la cr\u00eate de mati\u00e8re picturale form\u00e9e contre le ch\u00e2ssis de travail qui entourait le bois afin de faciliter la manipulation pendant l\u2019ex\u00e9cution picturale.\r\nEn 1956, l\u2019\u0153uvre a \u00e9t\u00e9 vandalis\u00e9e par un d\u00e9s\u00e9quilibr\u00e9 qui lui jeta une pierre, brisant le verre protecteur et abimant un peu le coude gauche.\r\nLa peinture est aujourd\u2019hui recouverte de nombreuses couches de vernis \u00e9paisses, irr\u00e9guli\u00e8res et oxyd\u00e9es, qui ont \u00e9t\u00e9 pos\u00e9es apr\u00e8s la mort de l\u2019artiste au cours de diverses interventions de restauration. Ces couches non originales ont vieilli et forment d\u00e9sormais un filtre jaune transformant toute la palette des couleurs (notamment le bleu du ciel en vert) et assombrissant plusieurs parties de la composition, principalement le bas.\r\nHormis ces divers probl\u00e8mes, l\u2019\u0153uvre est dans un bon \u00e9tat de conservation mais demeure intrins\u00e8quement tr\u00e8s fragile.\r\n\r\nL\u2019\u00e9clairage des examens de laboratoire\r\nLes examens scientifiques, et notamment la r\u00e9flectographie infrarouge, permettent heureusement de mieux comprendre la composition du portrait. Monna Lisa est assise sur un si\u00e8ge au dossier arrondi tenu par des balustres, que l\u2019on appelle \u00ab a pozzetto \u00bb. Le si\u00e8ge est dispos\u00e9 presque perpendiculairement \u00e0 nous, devant une petite balustrade d\u00e9cor\u00e9e de moulurations rectangulaires. Le sol de la pi\u00e8ce est l\u00e9g\u00e8rement \u00e9clair\u00e9 par la lumi\u00e8re provenant de l\u2019ext\u00e9rieur. Aux extr\u00e9mit\u00e9s de la balustrade, on distingue deux colonnettes qui encadrent un vaste paysage de chaines de montagnes bord\u00e9es de cours d\u2019eau. A gauche, une route sinueuse travers les monts tandis qu\u2019\u00e0 droite un pont traverse la rivi\u00e8re.\r\n\r\nUn grand voile de soie\r\nLe v\u00eatement de Monna Lisa est aujourd\u2019hui davantage discernable dans l\u2019image de r\u00e9flectographie infrarouge. On le comprend \u00e9galement mieux en observant la copie r\u00e9alis\u00e9e dans l\u2019atelier de L\u00e9onard, r\u00e9cemment restaur\u00e9e et conserv\u00e9e au mus\u00e9e du Prado. La Joconde porte une robe de couleur probablement vert sombre, avec des manches amovibles jaunes. On voit une chemise blanche ressortir du crev\u00e9 au niveau de l\u2019\u00e9paule. Sa robe est recouverte d\u2019un grand voile de soie transparente fix\u00e9 au niveau de la poitrine par des fils d\u2019or brod\u00e9s qui forment des entrelacs g\u00e9om\u00e9triques. Ce voile est l\u00e9g\u00e8rement remont\u00e9 sur son coude droit et largement repli\u00e9 sur son \u00e9paule gauche.\r\nSa t\u00eate est \u00e9galement recouverte d\u2019un voile transparent qui descend sur ses \u00e9paules. Contrairement \u00e0 ce qui a parfois \u00e9t\u00e9 \u00e9crit, ses cheveux ne sont pas compl\u00e8tement d\u00e9tach\u00e9s car seules quelques m\u00e8ches tombent sur les c\u00f4t\u00e9s du visage, le reste \u00e9tant maintenu \u00e0 l\u2019arri\u00e8re en chignon et retenu par un bonnet dont le contour est visible dans la r\u00e9flectographie infrarouge.\r\nL\u2019assombrissement des couleurs du tableau d\u00fb aux couches de vernis oxyd\u00e9s expliquent en partie l\u2019apparente sobri\u00e9t\u00e9 de l\u2019habit de la Joconde, parfois interpr\u00e9t\u00e9e comme une tenue de deuil. En r\u00e9alit\u00e9, m\u00eame si elle n\u2019arbore pas de bijou, Lisa porte un costume \u00e0 la mode florentine du temps, riche et sophistiqu\u00e9, color\u00e9e \u00e9galement, ce qui n\u2019est gu\u00e8re \u00e9tonnant pour l\u2019\u00e9pouse d\u2019un riche marchand de soie.\r\nL\u2019identification du grand voile de soie recouvrant la robe continue de faire d\u00e9bat. On y a vu un \u00ab guarnello \u00bb qui pourrait \u00eatre une tenue caract\u00e9ristique des femmes enceintes, comme dans le portrait de Smeralda Bandinelli peint par Botticelli (Londres, Victoria and Albert Museum). Monna Lisa ne pr\u00e9sente cependant pas de ventre rebondi comme dans ce tableau. Aussi, d\u2019autres historiens ont suppos\u00e9 que ce voile n\u2019\u00e9tait qu\u2019une invention de L\u00e9onard, fascin\u00e9 par les jeux de transparence, afin de cacher un peu la tenue \u00e0 la mode florentine et donner ainsi au portrait un caract\u00e8re plus intemporel.\r\n \r\nUne habile synth\u00e8se d\u2019inventions flamandes\r\nLa mise en sc\u00e8ne de Lisa del Giocondo s\u2019inspire de portraits flamands tr\u00e8s appr\u00e9ci\u00e9s dans l\u2019Italie de la Renaissance, notamment la pr\u00e9sentation de trois quarts du mod\u00e8le au lieu du traditionnel profil, qui avait d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 retenu par l\u2019artiste dans ses pr\u00e9c\u00e9dents portraits. La disposition de la figure devant une balustrade ouverte sur un paysage se retrouve dans plusieurs tableaux nordiques, tel le portrait de Benedetto Portinari peint par Memling en 1487 (Florence, galerie des Offices). Les mains jointes apparaissent aussi r\u00e9guli\u00e8rement dans les effigies flamandes, souvent pos\u00e9es au premier plan.\r\nLe g\u00e9nie de L\u00e9onard est de reprendre ces dispositifs tout en leur donnant une coh\u00e9rence naturelle. La pose de trois quarts n\u2019est pas fig\u00e9e mais devient la conclusion d\u2019un mouvement de torsion du corps vers le spectateur. De fait, les mains ne sont plus pos\u00e9es artificiellement sur le bord de la composition, sur une sorte de parapet, mais sont appuy\u00e9es naturellement sur l\u2019accoudoir du si\u00e8ge \u00e0 pozzetto, le main droite venant de rejoindre la gauche. Si pour le th\u00e9oricien de l\u2019art Alberti, la peinture doit \u00eatre une fen\u00eatre ouverte, L\u00e9onard semble vouloir donner ici l\u2019impression d\u2019une porte ouverte : en d\u00e9couvrant le portrait, le spectateur a l\u2019impression d\u2019\u00eatre accueilli par Lisa del Giocondo, repr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9chelle naturelle, assise sur la terrasse d\u2019une villa et qui se tourne vers lui \u00e0 son arriv\u00e9e, en lui adressant un aimable sourire. Cette douce torsion du corps aboutit \u00e0 une pose pleine de convenance qui relevait sans doute des codes de maintien dans la bonne soci\u00e9t\u00e9 florentine.\r\n\r\nLe plus c\u00e9l\u00e8bre sourire\r\nL\u00e9onard repr\u00e9sente ainsi l\u2019\u00e9pouse de Francesco del Giocondo en m\u00e8re de famille vertueuse, mais sans l\u2019expression distante voire alti\u00e8re des repr\u00e9sentations anciennes et contemporaines. Il veut r\u00e9v\u00e9ler les sentiments int\u00e9rieurs du mod\u00e8le \u00e0 travers son sourire.\r\nCette expression est rare dans les portraits, mais on la trouve avant L\u00e9onard, par exemple chez Antonello da Messina. Le sourire se retrouve \u00e9galement dans plusieurs \u0153uvres sacr\u00e9es de l\u2019artiste, la Sainte Anne et le Saint Jean Baptiste du Louvre qui sont des cr\u00e9ations contemporaines de la Joconde.\r\nL\u00e9onard a sans doute choisi cette expression pour donner au visage un aspect beau et gracieux, mais \u00e9galement pour cr\u00e9er une communication imm\u00e9diate et tr\u00e8s efficace avec le spectateur. Ce sourire de bienvenue l\u2019invite dans les pens\u00e9es de Monna Lisa. Mais L\u00e9onard  sugg\u00e8re seulement ses \u00e9motions sans en r\u00e9v\u00e9ler la cause.\r\nCe sourire pouvait aussi s\u2019interpr\u00e9ter comme un jeu onomastique : \u00ab Giocondo \u00bb signifie en italien \u00ab heureux \u00bb. La Gioconda est donc une femme heureuse dont l\u2019embl\u00e8me naturel est le sourire.\r\n\r\nLa science du sfumato\r\nPour donner vie au mouvement de la figure et \u00e0 son subtil sourire, L\u00e9onard a perfectionn\u00e9 \u00e0 un degr\u00e9 extraordinaire sa technique de peinture \u00e0 l\u2019huile. La Joconde est, avec la Sainte Anne et le Saint Jean Baptiste, son \u0153uvre ma\u00eetresse dans ce domaine. Elle a d\u2019ailleurs d\u00fb constituer pour lui une sorte d\u2019exp\u00e9rimentation qu\u2019il a pouss\u00e9e le plus loin possible, laissant son \u0153uvre en partie inachev\u00e9e, comme cela est visible dans l\u2019\u00e9bauche de terrain en bas du paysage \u00e0 droite. Le visage est construit par d\u2019imperceptibles transitions de l\u2019ombre \u00e0 la lumi\u00e8re, \u00e9labor\u00e9es par de fines couches de glacis (des couches huileuses \u00e0 peine charg\u00e9es de pigment), qui estompent les contours, cr\u00e9ant ainsi un effet de \u00ab sfumato \u00bb (estompage).\r\nLe paysage pr\u00e9sente des effets tout aussi raffin\u00e9s de fondu pour cr\u00e9er un effet saisissant de perspective atmosph\u00e9rique. Contrairement \u00e0 ce qui a parfois \u00e9t\u00e9 \u00e9crit, il n\u2019y a pas de diff\u00e9rence de hauteur de ligne d\u2019horizon entre les parties droite et gauche : la ligne horizontale constitu\u00e9e par le point d\u2019eau \u00e0 droite se poursuit \u00e0 gauche, en partie cach\u00e9e par les montagnes. \r\n\r\nDe Monna Lisa \u00e0 La Joconde\r\nIl est fort probable qu\u2019au cours de sa lente ex\u00e9cution, le tableau soit devenu plus que le simple portrait de Monna Lisa. L\u2019identit\u00e9 du mod\u00e8le est devenue peu \u00e0 peu secondaire, et l\u2019on a  admir\u00e9 cette image avant tout pour son extraordinaire restitution de la vie, aussi bien physique et psychologique, le symbole de la science divine de la peinture (selon le concept d\u00e9velopp\u00e9 par l\u2019artiste) capable de recr\u00e9er la vie dans toute sa complexit\u00e9.\r\n\r\nLe tableau le plus c\u00e9l\u00e8bre du monde\r\nL\u2019\u0153uvre a fascin\u00e9 les contemporains de L\u00e9onard, notamment les artistes qui s\u2019en sont inspir\u00e9 pour leur propre portrait, tel le jeune Rapha\u00ebl qui l\u2019admire lors de son s\u00e9jour \u00e0 Florence entre 1504 et 1508. Des copies en ont \u00e9t\u00e9 faites d\u00e8s le XVIe si\u00e8cle et l\u2019on en connait aujourd\u2019hui plus d\u2019une centaine.\r\nLe texte de Giorgio Vasari, publi\u00e9 en 1550, en a fait l\u2019un des principaux chefs-d\u2019\u0153uvre de la peinture italienne, inaugurant ainsi le mythe de la Joconde. A partir de la seconde moiti\u00e9 du XIXe si\u00e8cle, des hommes de lettre en ont livr\u00e9 des descriptions passionn\u00e9es qui ont forg\u00e9  l\u2019id\u00e9e d\u2019une beaut\u00e9 fatale et \u00e9nigmatique, \u00e0 l\u2019origine du mythe saugrenu d\u2019un secret cach\u00e9 dans le tableau.\r\nLe vol de l\u2019\u0153uvre par Vincenzo Peruggia, ouvrier vitrier au mus\u00e9e du Louvre, en 1911, lui a donn\u00e9 une c\u00e9l\u00e9brit\u00e9 mondiale et surtout plus populaire. La Joconde est devenue, apr\u00e8s sa red\u00e9couverte en 1913, le principal chef-d\u2019\u0153uvre du Louvre, l\u2019\u0153uvre la plus c\u00e9l\u00e8bre au monde, source in\u00e9puisable de d\u00e9tournements aussi bien artistiques que publicitaires. Elle fut tr\u00e8s exceptionnellement l\u2019ambassadrice de la France en 1963 aux Etats-Unis (sous le G\u00e9n\u00e9ral de Gaulle et John Fitzgerald Kennedy), puis au Japon et dans l\u2019ex-URSS en 1974, mais demeure depuis au Louvre, en raison de son extr\u00eame fragilit\u00e9.\r\n(Texte de Vincent Delieuvin, juillet 2021)","jabachInventory":"","napoleonInventory":"","previousOwner":[{"value":"Fran\u00e7ois Ier, roi de France","note":"","role":""},{"value":"Giocondo, Francesco del","note":"","role":""}],"acquisitionDetails":[{"mode":"ancienne collection royale\/de la Couronne","doubt":"","dates":[{"type":"date","value":"1793","startYear":1793,"endYear":1793}]}],"ownedBy":"Etat","heldBy":"Mus\u00e9e du Louvre, D\u00e9partement des Peintures","longTermLoanTo":"","index":{"Mode d\u0027acquisition":[{"value":"ancienne collection royale\/de la Couronne"}]},"bibliography":[{"bibliographyRef":"Ravaud, Elisabeth ; Eveno, Myriam ; Delieuvin, Vincent, \u00ab R\u00e9v\u00e9ler les choix mat\u00e9riels et techniques de L\u00e9onard de Vinci par l\u2019analyse chimique : le cas du pigment blanc de plomb \u00bb, Techn\u00e8, Hors-s\u00e9rie, 2025, Disponible sur : \u0026lt;https:\/\/doi.org\/10.4000\/11v4a\u0026gt; ","bibliographyDate":"2025","bibliographyDetail":"p. 162-171","comparison":false},{"bibliographyRef":"La Rochefoucauld, Sabine de, Louvre haute couture : la mode dans les collections de peintures du Louvre, Montreuil, Gourcuff Gradenigo, 2023","bibliographyDate":"2023","bibliographyDetail":"p. 30, 130, ill. coul. p. 31","comparison":false},{"bibliographyRef":"Pietro C. 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(Chambord (France), Ch\u00e2teau de Chambord, 7 juillet - 7 octobre 2004), Paris, Somogy, 2004","bibliographyDate":"2004","bibliographyDetail":"p. 69-71, 81, 82, ill. coul.","comparison":false},{"bibliographyRef":"Scailli\u00e9rez, C\u00e9cile, L\u00e9onard de Vinci. La Joconde, Paris, R\u00e9union des mus\u00e9es nationaux, 2003","bibliographyDate":"2003","bibliographyDetail":"","comparison":false},{"bibliographyRef":"Marani, Pietro C. ; Villata, Edoardo, Leonardo. Una carriera di pittore, Milan, F. Motta, 1999","bibliographyDate":"1999","bibliographyDetail":"p. 27","comparison":false},{"bibliographyRef":"Z\u00f6llner, Frank, Leonardo da Vinci, Mona Lisa. Das Portr\u00e4t der Lisa del Giocondo. Legende und Geschichte, Francfort-sur- Le Main, Fischer, 1994","bibliographyDate":"1994","bibliographyDetail":"","comparison":false},{"bibliographyRef":"Scailli\u00e9rez, C\u00e9cile (dir.), Scailli\u00e9rez, C\u00e9cile ; Baratte, Sophie ; Lef\u00e9bure, Amaury ; Montembault, Marie, Fran\u00e7ois 1er et ses artistes dans les collections du Louvre, Paris, R\u00e9union des mus\u00e9es nationaux (RMN), 1992","bibliographyDate":"1992","bibliographyDetail":"p. 96-97, ill. n\u0026b, n\u00b0 33","comparison":false},{"bibliographyRef":"Shell, Janice ; Sironi, Grazioso, \u00ab Salai and Leonardo\u0027s Legacy \u00bb, The Burlington Magazine, 133, 1055, 1991, f\u00e9vrier, p. 95-108, Disponible sur : \u0026lt;https:\/\/www.jstor.org\/stable\/884580\u0026gt; ","bibliographyDate":"1991, f\u00e9vrier","bibliographyDetail":"","comparison":false},{"bibliographyRef":"Marani, Pietro C., Leonardo. Catalogo completo, Florence, Cantini, 1989","bibliographyDate":"1989","bibliographyDetail":"p. 21","comparison":false},{"bibliographyRef":"Brejon de Lavergn\u00e9e, Arnauld, L\u0027inventaire Le Brun de 1683. La collection des tableaux de Louis XIV, Paris, R\u00e9union des mus\u00e9es nationaux, 1987","bibliographyDate":"1987","bibliographyDetail":"p. 87-88, ill. n\u0026b, n\u00b0 4","comparison":false},{"bibliographyRef":"Brejon de Lavergn\u00e9e, Arnauld ; Thi\u00e9baut, Dominique, Catalogue sommaire illustr\u00e9 des peintures du mus\u00e9e du Louvre. II. Italie, Espagne, Allemagne, Grande-Bretagne et divers, Paris, R.M.N., 1981","bibliographyDate":"1981","bibliographyDetail":"p. 192, ill. n\u0026b","comparison":false},{"bibliographyRef":"Ottino della Chiesa, Angela, Tout l\u0027oeuvre peint de Caravage (pr\u00e9sentation par Andr\u00e9 Chastel), Paris, Flammarion, 1968","bibliographyDate":"1968","bibliographyDetail":"p. 31","comparison":false},{"bibliographyRef":"Heydenreich, Ludwig H., Leonardo da Vinci, B\u00e2le, Holbein, 1954","bibliographyDate":"1954","bibliographyDetail":"p. 6","comparison":false},{"bibliographyRef":"Hommage \u00e0 L\u00e9onard de Vinci ; exposition en l\u2019honneur du cinqui\u00e8me centenaire de sa naissance, cat. exp. (Paris, Mus\u00e9e du Louvre du 13 juin au 7 juillet 1952), Paris, \u00c9ditions des mus\u00e9es nationaux, 1952","bibliographyDate":"1952","bibliographyDetail":"p. 19-28","comparison":false},{"bibliographyRef":"Hautecoeur, Louis, Mus\u00e9e national du Louvre. Catalogue des peintures expos\u00e9es dans les galeries. II. Ecole italienne et Ecole espagnole, Paris, Mus\u00e9es nationaux, 1926","bibliographyDate":"1926","bibliographyDetail":"n\u00b0 1601","comparison":false},{"bibliographyRef":"Ricci, Seymour de, Description raisonn\u00e9e des peintures du Louvre. I. Ecoles \u00e9trang\u00e8res. Italie et Espagne, Paris, Imprimerie de l\u0027art, 1913","bibliographyDate":"1913","bibliographyDetail":"n\u00b0 1601","comparison":false},{"bibliographyRef":"M\u00fcntz, Eug\u00e8ne, \u00ab Le ch\u00e2teau de Fontainebleau au XVIIe si\u00e8cle d\u0027apr\u00e8s des documents in\u00e9dits \u00bb, M\u00e9moires de la soci\u00e9t\u00e9 de l\u0027histoire de Paris et de l\u0027Ile de France, 12, 1885, p. 259-278","bibliographyDate":"1885","bibliographyDetail":"p. 267-268","comparison":false},{"bibliographyRef":"Villot, Fr\u00e9d\u00e9ric, Notice des tableaux expos\u00e9s dans les galeries du Mus\u00e9e National du Louvre. 1re partie. \u00c9coles d\u0027Italie, Paris, Vinchon, 1852","bibliographyDate":"1852","bibliographyDetail":"n\u00b0 484","comparison":false}],"exhibition":[{"value":"Pr\u00eat exceptionnel, Moscou (F\u00e9d\u00e9ration de Russie), Mus\u00e9e d\u0027Etat des Beaux-Arts Pouchkine, 15\/06\/1974 - 28\/07\/1974, \u00e9tape d\u0027une exposition itin\u00e9rante "},{"value":"Pr\u00eat exceptionnel, Tokyo (Japon), Metropolitan Museum of Art, 16\/04\/1974 - 11\/06\/1974, \u00e9tape d\u0027une exposition itin\u00e9rante "},{"value":"Pr\u00eat exceptionnel, New York (Etats-Unis), Metropolitan Museum of Art, 07\/02\/1963 - 04\/03\/1963, \u00e9tape d\u0027une exposition itin\u00e9rante "},{"value":"Pr\u00eat exceptionnel, Washington (Etats-Unis), National Gallery of Art, 10\/01\/1963 - 03\/02\/1963, \u00e9tape d\u0027une exposition itin\u00e9rante "}],"relatedWork":[{"objectUrl":"https:\/\/collections.louvre.fr\/ark:\/53355\/cl010066723","type":"Copie"},{"objectUrl":"https:\/\/collections.louvre.fr\/ark:\/53355\/cl010067266","type":"Copie"}],"image":[{"urlImage":"https:\/\/collections.louvre.fr\/media\/cache\/large\/0000000021\/0000062370\/0000868046_OG.JPG","urlThumbnail":"https:\/\/collections.louvre.fr\/media\/cache\/small\/0000000021\/0000062370\/0000868046_OG.JPG","copyright":"\u00a9 2018 GrandPalaisRmn (mus\u00e9e du Louvre) \/ Michel Urtado","type":"face, recto, avers, avant ; 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