© 2019 Musée du Louvre / Objets d'art du Moyen Age, de la Renaissance et des temps modernes
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© 1991 RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Daniel Arnaudet
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© 1991 RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Daniel Arnaudet
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Vase

Epoque / période : Byzance ; époque moderne = Ancien Régime (Occident)

Date de création/fabrication : 900 - 1100 et vers 1570
Lieu de création : Byzance (vase en sardoine) ; Paris (France->Ile-de-France = Ile de France) (décor gravé de la pierre, monture, base tournée)
Actuellement visible au Louvre
Salle 705
Aile Denon, Niveau 1
Numéro d’inventaire
Numéro principal : OA 8
Artiste / Auteur / Ecole / Centre artistique
Toutain, Richard dit aussi , le Jeune, Orfèvre, (monture)

description

Dénomination / Titre
Titre : Vase
Type d'objet
gemme(s) de la couronne
Description / Décor
Ce vase en sardoine en forme de seau présente un décor gravé composé de deux registres d'oves entrelacés séparés par les flèches. La monture présente trois éléments de style très différents : le bord, le revers du fond et le balustre. Le haut bord présente un décor de mauresques, formé d'entrelacs blancs inscrivant des fleurons et volutes d'or réservés sur fond noir. Il était décoré de neuf pierres isolées alternant avec neuf "roses" formées d'une pierre centrale entourée de pierres plus petites, la ceinure et la bae disparues montraient un décor assorti : émail blanc et noir, pierres précieuses. Sous le vase, la monture ajourée offre quatre quatre tritons en or uni alternant avec quatre masques de femme en or uni, séparés par de groupes de fruits polychromes. Le balustre à décor d'arabesques sur fond d'or amati est orné de trois registres de quatre pierres précieuses dont subsiste une seule bâte en émail champlevé. Cette monture a permis l'addition d'une base tournée en sardoine assortie.

Notice n° 63 du catalogue de l'exposition du château d'Ecouen 1997-1998, rédigée par Thierry Crépin-Leblond, p. 128 :
Le goût de Henri II et de sa cour pour les pierres dures montées en orfèvrerie se reflète avec force dans les inventaires contemporains, même si peu de pièces sont parvenues jusqu' à nous. un groupe d'oeuvres conservées dans différentes collections publiques se distingue cependant par la présence systématique de bandes d'or émaillées de noir et ornées d'un réseau d'entrelacs blancs et de rinceaux d'or, selon un style décoratif dit "mauresque" très diffusé par les modèles gravés.
Le vase du musée du Louvre illustre avec efficacité la qualité de réalisation de la monture, malgré la perte des pierres précieuses autrefois enchâssées dans la bande de mauresques et surtout la disparition de la monture du pied, qui présentait un décor identique. si la partie haute du pied se révèle d'une grande originalité d'invention dans le traitement des termes barbus à queue de poisson alternant avec avec des masques féminins, au-dessus d'un noeud d'or amati enrichi de fleurs et de guirlandes émaillées, l'on retrouve les mêmes bandes de mauresques d'un grand raffinement sur la monture de plusieurs objets attribuables au même atelier.
Il s'agit de deux creistaux de roche conservés au Rijksmuseum d'Amsterdam, un aiguière et une coupe, d'une aiguière en cristal de roche provenant du trésor royal et maintenant au Prado, d'une aiguière d'agate de même provenance au musée du Louvre, de deux camées du Kunsthistorisches Museum à Vienne et enfin, dans ls collections du même musée, de l'aiguière d'onyx offerte par Charles IX à Ferdinand de Tyrol en 1570. L' attribution de cette aiguière à l'orfèvre parisien Richard Toutain, actif à partir de 1553, permet de suggérer cette origine à l'ensemble du groupe, et la présence de l'aiguière du Prado dans les collections de Jeannne d'Albret dès 1561 indique bien qu'il s'agit d'un style apparu sous le règne de Henri II.
Or l'on retrouve des bandes décoratives dans le style de ces mauresques sur de très nombreuses pièces de Saint-Porchaire, et à l'emplacement qui serait le leur s'il s'agissait de pierres dures montées (cat. 14, 18, 19, 20), de même que les aiguières adoptent une structure très proche de l'aiguière de Vienne, confirmant l'existence de rapport étroits avec l'orfèvrerie contemporaine.
Inscriptions
Etiquette :
341 (rayé), SC 2209 (rayé), S.C. 998. (rayé), 767 (étiquette manuscrite collée au revers de la base)
Inscription :
341 (gravé à l'extérieur du bord en or)

Caractéristiques matérielles

Dimensions
Hauteur : 24,6 cm ; Largeur : 16,5 cm ; Profondeur : 16 cm ; Hauteur : 11,5 cm
Matière et technique
Matériau/Technique : sardoine, or émaillé

Lieux et dates

Date de création / fabrication
Epoque / période : Byzance ; époque moderne = Ancien Régime (Occident)

Date de création/fabrication : 900 - 1100 et vers 1570
Lieu de création / fabrication / exécution
Byzance (vase en sardoine) ; Paris (France->Ile-de-France = Ile de France) (décor gravé de la pierre, monture, base tournée)

Données historiques

Mode d’acquisition
ancienne collection royale/de la Couronne
Date d’acquisition
date : 1796
Propriétaire
Etat
Affectataire
Musée du Louvre, Département des Objets d'art du Moyen Age, de la Renaissance et des temps modernes

Localisation de l'œuvre

Emplacement actuel
Denon, [OArt] Salle 705 - Galerie d'Apollon, Vitrines centrales , vitrine centrale 1

Bibliographie

- Bimbenet-Privat, Michèle, Les orfèvres et l'orfèvrerie de Paris au XVIIe siècle, II, Paris, Paris Musées, 2002, p. 415, p. 414
- Les Gemmes de la Couronne, cat. exp. (Paris, Musée du Louvre, 2001), Paris, RMN, 2001, n° 18
- Arbeteta Mira, Letizia, El tesoro del Delfin. Catalogo razonado, Madrid, Museo nacional del Prado, 2001, p. 164
- Crépin-Leblond, Thierry (dir.), Une orfèvrerie de terre : Bernard Palissy et la céramique de Saint-Porchaire, cat. exp. (Ecouen, Musée national de la Renaissance, 24 sept. 1997-12 janv. 1998), Paris, Réunion des musées nationaux, 1997, p. 128 et 129, n° 63
- Bimbenet-Privat, Michèle, Les orfèvres parisiens de la Renaissance 1506-1620, Paris, Commission des travaux historiques de la ville de Paris, 1992, p. 414-415
- Durand, Jannic (commissaire général) (dir.), Byzance : L'art byzantin dans les collections publiques françaises, cat. exp. (Paris, Musée du Louvre, 6 novembre 1992 - 1er février 1993), Paris, Réunion des musées nationaux, 1992, n° 206
- Alcouffe, Daniel, « The collection of Cardinal Mazarin's Gems », The Burlington Magazine, 116, 858, 1974, p. 514-525, Disponible sur : https://www.jstor.org/stable/877787 , p. 517, 518, 521, pl. 20. 324
Dernière mise à jour le 09.06.2020
Le contenu de cette notice ne reflète pas nécessairement le dernier état des connaissances