RMN-Grand Palais (Musée du Louvre) - Michel Urtado
Autre RMN
Autre Inconnu (après recherches)
RMN-Grand Palais (Musée du Louvre) - Michel Urtado
RMN
Inconnu (après recherches)

Portrait de femme en buste

Numéro d’inventaire
INV 35154, Recto
Anciens numéros d'inventaire :
NIII 34838
Référence de l'inventaire manuscrit :
vol.14, p.325
Collection
Département des Arts graphiques
Cabinet des dessins
Fonds des dessins et miniatures
Artiste / Auteur / Ecole / Centre artistique
ANONYME FRANCAIS XVIIIè s
Ecole française
inspiré par NATTIER Jean Marc

description

Dénomination / Titre
Portrait de femme en buste
Charlotte Élisabeth Godefried de Rohan-Soubise, princesse de Condé (1737-1760) d'après Jean-Marc Nattier
Type d'objet
Dessins
Description / Décor
Commentaire :
G. Monnier, Pastels XVIIe et XVIIIe siècles, Musée du Louvre, Cabinet des dessins, Inventaire des Collections publiques françaises, n° 18, Paris, Editions des Musées Nationaux, 1972, n° 125, repr. Ólafur Thorvaldsson (mail à la documentation du DAG, 29.07.14) met ce pastel en rapport avec le portrait de Charlotte-Godefride-Elisabeth de Rohan-Soubise, princesse de Condé (1737-1760) par Ribou (peintre et miniaturiste français, documenté en 1775-1776), conservé au Musée Condé de Chantilly (inv. 397-38). Ce dernier serait une copie d'un pastel de Jean-Baptiste Perroneau, aujourd'hui perdu, commandé par le Maréchal de Soubise en 1752 et exposé au Salon de 1753, sous le numéro 122 : Le Portrait de Madame la Princesse de Condé. Il en existe une autre copie à Versailles (huile sur toile, H. 0,22 ; L. 0,15 m, MV 3916) commandée pour Versailles en 1837 à Dansse de Romilly, (documentée de 1831 à 1837). Un portrait du même modèle, dans la même pose mais portant un costume différent par Jean Marc Nattier, est passé en vente à Munich, Galerie Hugo Helbing, les 3-4 octobre 1929, lot n° 534 (source : Witt Library). O. Thorvaldsson compare également le pastel du Louvre avec un portrait par Jean-Marc Nattier, de Marie Francoise de La Cropte de Saint Abre, marquise d'Argence, huile sur toile, signé et daté 1744 (New York, MMA, inv. 58-102-1) et avec un portrait en ovale (huile sur toile, H. 0,60 ; L. 0,48 m) proche par la pose, la physionomie du modèle et le costume, passé en vente comme Ecole française du XVIIIe, Portrait de jeune femme au collier de perles (Paris, Arcurial, Hôtel Marcel Dassault, 8 novembre 2011, lot 32). Lire aussi Neil Jeffares, Dictionary of pastellists before 1800, Londres, Unicorn Press, 2006, ou Online edition, dans l'article Jean-Marc Nattier, l'auteur Neil Jeffares indique également une autre copie par Nicolas Collier (Lisbonne, Calouste Gulbenkian Museum, inv. 2234). Le Calouste Gulbenkian Museum contacté par l'auteur du mail attribue maintenant cette miniature à Jean-Marc Nattier. Dans un mail suivant (4.08.15), M. Olafur Thorvaldson signale un autre tableau de Nattier, Portrait de la princesse de Conti, vendu à Londres (Christie's, Lyne Stephens Sale, 9 mai 1895, lot n° 371, repr.) proche du pastel du Louvre ; il a été gravé par Pierre Maloeuvre sous le titre Flore à son lever (National Gallery of Art, collection Widener 1942.9.2184). Le fonds Edmond de Rothschild légué au Louvre conserve également une gravure de Pierre Maloeuvre, La nuit passe, l'Aurore parait (19674 LR) gravée d'après le Portrait de la comtesse de Brac en Aurore par Nattier (Detroit Institute of Arts, inv. 68.304) (cf. X. Salmon, Jean-Marc Nattier : 1685-1766, Paris, R.M.N. , 1999, cat. exp. Musée national des châteaux de Versailles et du Trianon, 26 octobre 1999 au 30 janvier 2000, n° 29). Neil Jeffares donne ce pastel à Gustaf Lundberg, portrait de Charles Natoire (1700-1777), peintre (Dictionary of pastellists before 1800, Londres, 2006, p. 399). Ólafur Thorvaldsson (mail à la documentation du DAG, 18.11.15) ajoute qu'un pastel Ecole du XIXe siècle, Portrait de jeune femme, proche de celui du Louvre, est passé en vente (SGL Enchères, Saint-Germain-en-Laye Enchères, 22 Novembre 2015, lot 28 et qu'une copie médiocre est passée en vente sur eBay, le 25 juin 2015, n° 151715178909, repr.). Il faut reconnaître dans ce visage jusqu'alors anonyme Charlotte Élisabeth Godefried de Rohan-Soubise (1737-1760). Fille de Charles de Rohan, prince de Soubise, et d'Anne-Marie Louise de La Tour d'Auvergne, elle épousa à Versailles le 3 mai 1753 Louis-Joseph de Bourbon, prince de Condé (1736-1818). Très certainement peu après son mariage, le couple commanda ses deux portraits à Jean-Marc Nattier. Celui du prince de Condé le figurait en armure dans une attitude déjà utilisée par l'artiste en 1717 pour le portrait de Pierre le Grand. Exposée au Salon de 1753 (no 46), la toile n'est aujourd'hui plus localisée mais elle est connue par deux copies, conservées l'une au musée des Beaux-Arts de Dijon (inv. 1706), l'autre au château de Versailles (inv. MV 4464). L'effigie de la princesse de Condé lui faisait certainement pendant et avait été achevée avant le 24 décembre 1754, date à laquelle Nattier recevait 2 400 livres pour son paiement. Également perdue après avoir été montrée au Salon de 1755 (no 28), elle pouvait avoir représenté le modèle soit en robe de cour avec cape doublée d'hermine, ainsi que pourrait en témoigner une miniature vendue le 9 décembre 1991 à l'hôtel Drouot à Paris par Mes Libert et Castor (lot 125, repr.), soit en déshabillé olympien, ainsi que la toile de l'ancienne collection Beurnonville présentée comme une effigie de la princesse de Conti, Louise Diane d'Orléans (vente Paris, 3 rue Chaptal, 9-16 mai 1881, lot 141) et plusieurs copies en buste en conservent le souvenir. Parmi celles-ci, outre le pastel du Louvre, on compte la réduction peinte vers 1776 par Jean-Marie Ribou (1744-1817) appartenant aux collections du musée Condé à Chantilly (inv. 397-38. Garnier-Pelle, 1995, p. 126, no 92, repr.), petite toile qui a été associée de manière erronée au portrait au pastel que Jean-Baptiste Perronneau avait peint en 1752 d'après la jeune femme et exposé au Salon de 1753 (Salmon,1999b, p. 28), la miniature attribuée à Nattier conservée au Museu Calouste Gulbenkian à Lisbonne (inv. 2234), la toile peinte en 1837 par Mme Dansse de Romilly (Château de Versailles, inv. MV 3916. Constans, 1995, I, p. 217, no 1221, repr.) et plusieurs versions passées en vente (Munich, galerie Hugo Helbing, 3-4 octobre 1929,lot 534, repr. ; Paris, Artcurial, 8 décembre 2011, lot 32, repr. ; Saint-Germain-en-Laye, SGL enchères, 22 novembre 2015, lot 28,repr.). Toutes ces œuvres figurent la même jeune femme, le visage légèrement incliné et l'expression un peu mélancolique (Xavier Salmon, Pastels du musée du Louvre XVIIe -XVIIIe siècles, Louvre éditions, Hazan, Paris, 2018, cat. 111, p. 233). neiljeffares.wordpress.com/2018/07/12/the-louvre-pastels-catalogue-errata-and-observations, n° 111.

Caractéristiques matérielles

Dimensions
H. 0,604 m ; L. 0,495 m
Matière et technique
Pastel sur parchemin tendu sur son châssis d'origine. Numéroté au crayon au dos du parchemin : 2
Forme
ovale

Données historiques

Historique de l'œuvre
Entré au musée du Louvre après 1827. Déposé au Petit Luxembourg (Sénat) du 20 décembre 1920 au 30 avril 2015. Arrêté de fin de dépôt du 10 octobre 2018 (pour régularisation).
Date d’acquisition
1827

Localisation de l'œuvre

Emplacement actuel
Réserve des pastels

Expositions

- Notice des dessins, cartons, pastels, miniatures et émaux exposés dans les salles du 1er et 2ème étage au musée national du Louvre [Ecole française de Le Sueur à Anonyme, et Dessins indiens et Emaux], Paris, Musée du Louvre, 1869 - 1900
Dernière mise à jour le 02.02.2021
Le contenu de cette notice ne reflète pas nécessairement le dernier état des connaissances