RMN-Grand Palais (Musée du Louvre) - Michel Urtado
Environnement Musée du Louvre, dist. RMN-Grand Palais - Photo M. Beck-Coppola
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Autre Musée du Louvre, dist. RMN-Grand Palais - Photo M. Beck-Coppola
RMN-Grand Palais (Musée du Louvre) - Michel Urtado
Musée du Louvre, dist. RMN-Grand Palais - Photo M. Beck-Coppola
Musée du Louvre, dist. RMN-Grand Palais - Photo M. Beck-Coppola
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Portrait du graveur général des monnaies PIerre SImon Benjamin Duvivier, en buste. ( 1730-1819)

Numéro d’inventaire
RF 12008, Recto
Référence de l'inventaire manuscrit :
vol.23, p.227
Collection
Département des Arts graphiques
Cabinet des dessins
Fonds des dessins et miniatures
Artiste / Auteur / Ecole / Centre artistique
GOUNOD François Louis (1758-1823)
Ecole française

description

Dénomination / Titre
Portrait du graveur général des monnaies PIerre SImon Benjamin Duvivier, en buste. ( 1730-1819)
Type d'objet
Dessins
Description / Décor
Commentaire :
Neil Jeffares donne ce portrait à François-Louis Gounod, identification, Benjamin Duvivier (1730-1819), graveur général des monnaies (Dictionary of pastellists before 1800, Londres, 2006, p. 211). François Louis Gounod portraitura Benjamin Duvivier très certainement en voisin. Son père, Nicolas François Gounod (1712-1795), fourbisseur ordinaire du Roi, soit un armurier chargé de polir et de monter les armes blanches, disposait en effet de par sa charge d'un logement aux Galeries du Louvre, rue des Orties. Le jeune François Louis fut élevé et vécut dans cet appartement jusqu'à son départ pour l'Italie en 1788. C'est là qu'il rencontra Benjamin Duvivier, dont le père, Jean Duvivier (1687-1761), avait été « médailliste du Roi » et logeait aussi dans le palais. Agréé à l'Académie à la fin de l'année 1764, Benjamin Duvivier avait régulièrement exposé ses médailles et ses jetons au Salon à partir de 1765. Le 21 août 1774,il devenait graveur général des Monnaies et succédait à Charles Norbert Roettiers, mort en 1772. Le 28 décembre 1776, il était reçu à l'Académie royale avec pour morceau de réception le nouveau sceau de cette prestigieuse assemblée. Tout aussi talentueux que son père,l'homme s'était cependant distingué par un métier différent. Biographe de l'artiste, Henry Nocq soulignait à ce sujet en 1911 (p. 79) :« Il ne serait pas possible d'établir des différences profondes entre le talent de Benjamin Duvivier et celui de son père. On ne peut noter que des nuances. Benjamin, qui a suivi plus longtemps les cours de l'Académie, possède un modelé plus savant peut-être, plus correct,mais aussi un peu plus conventionnel que celui de Jean Duvivier. » À ses yeux, Benjamin Duvivier avait été le médailliste le plus fécond qui ait jamais existé. Ouvrier aussi habile et aussi ingénieux que son père et encore plus expéditif, il avait produit pendant un demi-siècle. Plus conciliant aussi que lui, il avait conservé la fourniture des médailles du Roi et gravé pour les provinces, les villes, les corporations, tout en étendant sa clientèle jusque dans les pays étrangers. Avec la Révolution, Duvivier avait perdu en 1791 sa place de graveur général et une grande part de sa clientèle. Il n'en avait pas moins continué à graver quelques médailles allégoriques et quelques portraits, celui de son père montré au Salon de l'an VI, celui de l'abbé de L'Épée exposé au Salon de l'an IX, et celui de l'architecte Leroy présenté au Salon de l'an XI. Il quittait également les Galeries du Louvre pour s'installer dans une maison au 3 rue des Champs-Élysées, aujourd'hui disparue. Après avoir été nommé maître de dessin à l'École polytechnique,dessinateur du duc de Berry et professeur de dessin des pages du Roi, Gounod fut reçu, octogénaire, à l'Académie des beaux-arts. Peu après son décès le 10 juillet 1819, son confrère Quatremère de Quincy prononçait sur sa tombe au Père-Lachaise un dernier discours d'hommage (Nocq, 1911, p. 93) : « ce que ni la vieillesse, ni les infirmités qui en aggravent le poids n'avaient pu altérer en lui, c'était le sentiment d'une rare bienveillance, une précieuse égalité d'humeur, et cette urbanité de manière dont il avait dû l'habitude au siècle qui l'avait vu naître ». Lorsqu'il avait fixé ses traits, semble-t-il en 1786, Gounod n'avait eu aucune difficulté à témoigner de cette profonde bonté. Agé de cinquante-six ans, ce que confirment les traits de son visage, Benjamin Duvivier sourit avec altruisme à l'ami et à la postérité. (Xavier Salmon, Pastels du musée du Louvre XVIIe -XVIIIe siècles, Louvre éditions, Hazan, Paris, 2018, cat. 65, p. 136-137). neiljeffares.wordpress.com/2018/07/12/the-louvre-pastels-catalogue-errata-and-observations, n° 65.

Caractéristiques matérielles

Dimensions
H. 0,464 m ; L. 0,375 m
Matière et technique
Pastel sur papier bleu marouflé sur toile tendue sur son châssis d'origine.Signé et daté en bas, à droite : GOUNOD / 1786. Sur le cadre, au verso, en bas, pièce de papier portant à la plume et encre brune : Benjamin Duvivier / par Gounod 1786. Étiquette ancienne sur la traverse supérieure avec à la plume et encre noire le numéro 3732
Les mesures du cadre sont : H : 00,578 ; L : 00,498 et profondeur : 00,055. Etiquette au dos : 'Benjamin Duvivier / par Gounod 1786', étiquette : '3732'.

Données historiques

Historique de l'œuvre
Biographe de l'artiste, Henry Nocq (1868-1944) indique en 1911 que le portrait est conservé dans la famille du modèle. Il en fit l'acquisition par la suite. Vente Paris, hôtel Drouot, 2 mars 1929, partie du lot 133 (outre le pastel, le lot réunissait environ cent soixante dix-huit dessins par Jean et Benjamin Duvivier. La notice mentionne que l'ensemble provient d'Henry Nocq). Acquis par le musée du Louvre à cette vente.
Détenteur précédent / commanditaire / dédicataire
Dernière provenance : Nocq, Henri
Mode d’acquisition
achat
Date d’acquisition
1929

Localisation de l'œuvre

Emplacement actuel
Réserve des pastels

Index

Collections
Personnes
Sujets
Techniques

Expositions

- Le portrait français de Watteau à David, Paris, Musée national de l'Orangerie des Tuileries, 20/12/1957 - 24/03/1958
- Marie-Antoinette archiduchesse, dauphine et reine, Versailles, Château de Versailles, 16/05/1955 - 02/11/1955
- Pastels français des collections nationales et du musée La Tour de Saint-Quentin, Paris, Musée national de l'Orangerie des Tuileries, 20/05/1949 - 27/06/1949
- Les achats du Musée du Louvre et les dons de la Société des Amis du Louvre 1922-1932, Paris, Musée national de l'Orangerie des Tuileries, 10/04/1933 - 08/05/1933
- En société. Pastels du musée du Louvre XVIIe-XVIIIe siècles, Paris, Musée du Louvre, 06/06/2018 - 10/09/2018
Dernière mise à jour le 02.02.2021
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