RMN-Grand Palais (Musée du Louvre) - Michel Urtado
Environnement Musée du Louvre, dist. RMN-Grand Palais - Photo M. Beck-Coppola
Environnement Musée du Louvre, dist. RMN-Grand Palais - Photo M. Beck-Coppola
Environnement Musée du Louvre, dist. RMN-Grand Palais - Photo M. Beck-Coppola
Environnement Musée du Louvre, dist. RMN-Grand Palais - Photo M. Beck-Coppola
Autre Musée du Louvre, dist. RMN-Grand Palais - Photo M. Beck-Coppola
RMN-Grand Palais (Musée du Louvre) - Michel Urtado
Musée du Louvre, dist. RMN-Grand Palais - Photo M. Beck-Coppola
Musée du Louvre, dist. RMN-Grand Palais - Photo M. Beck-Coppola
Musée du Louvre, dist. RMN-Grand Palais - Photo M. Beck-Coppola
Musée du Louvre, dist. RMN-Grand Palais - Photo M. Beck-Coppola
Musée du Louvre, dist. RMN-Grand Palais - Photo M. Beck-Coppola

Portrait du père capucin Jean-Marie Cyprien sous la figure de Saint François.

Inventory number
INV 32865, Recto
Former inventory number:
NIII 31746
Handwritten inventory reference:
vol.13, p.326
Collection
Département des Arts graphiques
Cabinet des dessins
Fonds des dessins et miniatures
Artist/maker / School / Artistic centre
LECZINSKI Stanislas (1677-1766)
Ecole polonaise

Description

Object name/Title
Portrait du père capucin Jean-Marie Cyprien sous la figure de Saint François.
Type of object
Dessins
Description/Features
Commentaire :
Comme la plupart des princes d'Europe, Stanislas Leszczynski fut formé au dessin et à la peinture, mais contrairement à nombre d'entre eux, il continua tout au long de sa vie à se livrer à ces passe-temps. Établie dès 1972 par Jan Ostrowski puis reprise et complétée en 2004 par Gérard Voreaux, la liste de ses créations compte aujourd'hui une vingtaine de numéros. Si quelques très rares œuvres exécutées à l'huile sur bois ou sur toile sont documentées ou comptent au nombre de celles exceptionnellement conservées, la miniature et le pastel y dominent. Stanislas semble avoir pratiqué la miniature avec son médecin et ami Casten Rönnow, qui n'était apparemment pas dépourvu de talent en ce domaine. Il pouvait
avoir maîtrisé l'usage des bâtonnets de pastel grâce à l'enseignement et aux conseils dispensés par le Suédois Gustaf Lundberg, qui, dès 1717, avait acquis en France une belle réputation et avait été au service de Stanislas Leszczynski à Fontainebleau et à Chambord avant de regagner son pays natal en 1745. Beau-père de Louis XV, le roi de Pologne déchu manifesta toujours beaucoup d'intérêt pour le pastel. Comme l'a souligné Gérard Voreaux, sa correspondance avec son ministre à la cour de France, Jacques Hulin, révélait ainsi le 13 octobre 1753 qu'il avait cherché à convaincre Antoine Joseph Loriot (1716-1782) de lui révéler le secret d'un nouveau fixatif. Pour la plus grande partie d'entre elles, les œuvres laissées par Stanislas ou qui lui ont été attribuées appartiennent au genre de la peinture religieuse et à celui du portrait. Elles manifestent de grandes disparités dans leur exécution, les unes fort maladroites, les autres plus maîtrisées. On doit très certainement expliquer ce fait à la fois par la présence dans le corpus d'œuvres qui ne sont probablement pas de la main du souverain et ne lui sont attribuées que par tradition, et par la collaboration plus ou moins importante que lui apportèrent certains de ses «teinturiers », peintres dont il s'était attaché les services, à l'exemple d'André Joly (1706 - après 1781), qui fut successivement nommé « Peintre ordinaire du roi à Lunéville » (1744), « Premier peintre » (1746), et « Peintre et architecte du roi » (1754), Léopold Roxin (vers 1702 - 1762), « Peintre du roi de Pologne » (1737),« concierge du château royal d'Einville » (1740), et « peintre de la ville de Nancy » (1758), ou bien encore Jean Girardet (1709-1778),« Peintre ordinaire » (1758) avant d'être nommé « Premier peintre du roi de Pologne ». Les deux pastels du Louvre sont en cela exemplaires. Copiée d'après une composition d'Anton Van Dyck dont un bel exemplaire est conservé au Fitzwilliam Museum à Cambridge (inv. PD 48.1976), la Vierge et l'Enfant présente un métier modeste et d'évidentes erreurs de proportions qui invitent à la croire de la seule main de Stanislas. En revanche, le portrait du frère capucin dont les prénoms nous sont donnés par une longue annotation au verso qui laisse cependant un doute quant à celui de Cyprien est d'une exécution beaucoup plus soignée et maîtrisée. Peut-être faut-il y reconnaître un travail de collaboration entre le souverain et l'un de ses peintres. Le roi avait particulièrement apprécié l'ordre mendiant des Capucins, installé au couvent de la Malgrange près de l'une de ses résidences. Il avait fait le choix pour aumônier et confesseur de l'un de ces membres, le révérend père Perret Agatange, dont il fit le portrait accompagné d'un nain (Nancy, Musée lorrain, inv. III. 67). Au château de Lunéville, les capucins avaient aussi trouvé place dans les jardins au sein du célèbre rocher bordant le bras sud du grand canal. Se déployant sur 250 mètres de long, ce vaste décor de rocailles abritait quatre-vingt-huit automates, figures de grandeur naturelle illustrant dans leurs activités quotidiennes et ludiques le monde des paysans ou des artisans, de leurs femmes et de leurs enfants. Ainsi que le révèle le grand tableau d'André Joly décrivant cet extraordinaire théâtre animé (Nancy, Musée lorrain, inv. 95.731), l'un des automates avait également l'aspect d'un ermite capucin retiré dans sa grotte. Tout entier abîmé dans la méditation, le personnage n'était pas sans rappeler celui du pastel du Louvre, mais dans une attitude quelque peu différente. Documentés en 1768 dans le Grand cabinet de Marie Leszczynska, soit la pièce adjacente à la chambre dans le Grand appartement de la reine à Versailles, les deux pastels du Louvre (avec l'INV 35058) comptent assurément parmi les quelques œuvres dont la paternité ne peut être remise en cause (Xavier Salmon, Pastels du musée du Louvre XVIIe -XVIIIe siècles, Louvre éditions, Hazan, Paris, 2018, cat. 135, p. 271-272).

Physical characteristics

Dimensions
H. 0,515 m ; L. 0,371 m
Materials and techniques
Pastel sur papier bleu marouflé sur toile tendue sur son châssis d'origine. Sur les planches de bois protégeant le verso du pastel, numéro à la pierre noire 26510, numéro et annotation à la craie blanche : 12-13 Nancy,annotation à la craie rouge : Stanislas, roi de Pologne, plusieurs étiquettes désignant l'artiste et le sujet de l'œuvre, le numéro d'ordre 32865, et morceau de papier rectangulaire portant une longue annotation à la plume et encre brune : portrait du R. P. Jean Marie Cyprien (?) sous la figure / de St françois peint par Stanislas premier Roy de Pologne / Grand Duc de Lithuanie, Duc de Loraine et de Bar, donné / au Couvent des Recollets de Versailles par Marie Reine / de France sa fille le 30 mars 1767. Sur le châssis, numéro à la sanguine : 26516.
Mesures du cadre: H : 00,556, L : 00,413 et profondeur : 00,04.

History

Object history
Peut-être s'agit-il de l'oeuvre citée en 1753 comme « un capucin tiré au pastel » dans l'un des petits cabinets du château de Jolivet, l'une des résidences de Stanislas à proximité de Lunéville, par un voyageur bourguignon anonyme visitant la Lorraine (Observations faites pendant le cours de mon voyage de Langres, de Nancy, de Toul, Commercy, Metz, etc., l'an 1753,Nancy, bibliothèque municipale, ms. 783, fol. 23 vo). Passé en possession de Marie Leszczyska, reine de France, le pastel est très certainement le « portrait d'un capucin peint par le roi de Pologne » cité en 1768 sur son inventaire après décès dans le Grand cabinet de son appartement à Versailles (AN, K. 147 ; Nolhac, 1928, p. 332). Entré au musée du Louvre avant 1832, date à laquelle l'œuvre est inscrite sur l'inventaire général des musées royaux sous le numéro 26510 comme de Stanislas, roi de Pologne, avec l'indication « donné au Couvent des Récollets à Versailles le 30 mars 1767,par Marie Leczinska » (A.N., 1 DD 97, t. IX, p. 1980). Restauré en 2005 et réencadré en 2017.

Location of object

Current location
Réserve des pastels
Last updated on 04.11.2021
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