face, recto, avers, avant ; vue d'ensemble ; vue sans cadre © 1987 RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Jean Schormans
face, recto, avers, avant ; vue d'ensemble ; vue avec cadre © 2003 Musée du Louvre / Peintures
© 1987 RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Jean Schormans
© 2003 Musée du Louvre / Peintures

Jeanne d'Autriche (1547-1578), grande-duchesse de Toscane, mère de Marie de Médicis

Date de création/fabrication : XVIIe siècle (1600 - 1700)
Actuellement visible au Louvre
Salle 801
Aile Richelieu, Niveau 2
Numéro d’inventaire
Numéro principal : INV 1791
Autre numéro d'inventaire : MR 982
Artiste / Auteur / Ecole / Centre artistique
Rubens, Petrus Paulus (Siegen (Westphalie), 1577 - Anvers, 1640)
Pays-Bas du Sud École de

description

Dénomination / Titre
Titre : Jeanne d'Autriche (1547-1578), grande-duchesse de Toscane, mère de Marie de Médicis
Description / Décor
Jeanne d’Autriche, fille de l’empereur Ferdinand Ier et donc nièce de Charles Quint, épousa François de Médicis en 1565. Peint d’après un portrait de Jeanne comme celui, posthume, de 1586, dû à Giovanni Bizzelli (Florence, vers 1550-Florence, 1612), vu de trois quarts, dont il existe maintes répliques ou copies (notamment deux à Vienne, cf. Langedijk, nos 51-5d et 51-6, une au musée des Offices, Florence, cf. Langedijk, n° 51-5, une vendue chez Christie, New York, 6 IV 2006, n° 237, etc.). – Esquisse à Copenhague (Held [1980], n° 53 ; Jaffé, n° 706 ; Koester [2000], p. 190-192).
Le portrait de la mère de la reine était à « main gauche » (mémorandum du fonds Baluze); voir l’NV. 1790: Portrait de François Ier de Médicis (1541-1587), grand-duc de Toscane, fils de Côme Ier et père edMarie de Médicis, dont il est le pendant.

Caractéristiques matérielles

Dimensions
Hauteur : 2,47 m ; Largeur : 1,16 m
Matière et technique
huile sur toile

Lieux et dates

Date de création / fabrication
XVIIe siècle (1600 - 1700)

Données historiques

Historique de l'œuvre
L’historique des tableaux se confond partiellement avec celui du palais du Luxembourg : Marie de Médicis (1573-1642), reine de France, propriétaire du palais et commanditaire de la série ; par héritage, Gaston d’Orléans (1608-1660), son fils, frère de Louis XIII ; par règlement successoral imposé par Louis XIV en 1665 entre, d’une part, les deux filles de Gaston (en fait, demi-sœurs), Anne-Louise d’Orléans (1627-1693), duchesse de Montpensier (« la Grande Mademoiselle »), et Élisabeth-Marguerite d’Orléans (1646-1696), duchesse de Guise depuis 1667, et, d’autre part, la mère de cette dernière et veuve de Gaston, Marguerite de Lorraine (1613-1672), duchesse d’Orléans : le palais du Luxembourg est alors partagé par moitié entre la Grande Mademoiselle et Marguerite de Lorraine, avec interdiction de vente, ce qui ménageait à terme l’intégration du palais au domaine royal ; Mademoiselle habita l’aile est (celle qui aurait dû recevoir la Vie de Henri IV), et Marguerite l’aile ouest (celle de la Galerie Médicis) ; à la mort de cette dernière en 1672, en conséquence d’une convention négociée antérieurement, Mademoiselle occupa tout le palais et le prit entièrement à sa charge ; en 1686, elle en rétrocéda la moitié à la duchesse de Guise qui vint y habiter ; description de la Galerie Médicis dans l’Inventaire de Paillet, entre 1686 et 1693 (cf. Hustin [1904], p. 57-60) ; à la mort de Mademoiselle (1693), la duchesse de Guise devient la seule propriétaire du palais qu’elle donne à Louis XIV, son cousin, sous réserve d’usufruit, 1694 ; entrée définitive du palais et de la Galerie Médicis dans le domaine royal à la mort de la duchesse de Guise, 1696 ; ouverture officielle de la galerie au public, 1750-1779 ; cession du palais (moins les toiles de la Galerie Médicis) au frère du roi, le comte de Provence (futur Louis XVIII), en 1779, le transfert des tableaux au Louvre ayant été envisagé dès cette date mais effectué seulement en 1790 ; à l’ouverture du Muséum (Louvre) en 1793, seuls deux tableaux de la galerie sont exposés, cat. n° 312, Allégorie sur la fécondité (INV. 1776), et cat. n° 495, Tableau allégorique correspondant, vu les dimensions et le sujet, à l’un des deux tableaux étroits de la série (l’INV. 1769 ou l’INV. 1789) (cf. Dubreuil) ; retour de l’ensemble de la série au Luxembourg pour exposition de 1802 à 1815 dans la galerie orientale du palais (musée créé et installé par le Sénat), un escalier ayant été construit dans l’aile occidentale qui abritait à l’origine le cycle de Marie de Médicis ; transfert définitif des tableaux au Louvre et exposition de l’ensemble dans la Grande galerie, 1816 ; installation du cycle dans une salle spéciale au bout de la Grande galerie, 1900, cette salle Rubens étant cependant trop petite pour présenter tous les tableaux ensemble (une partie est alors placée dans la salle Van Dyck voisine) ; salle Rubens remaniée en 1953, avec une présentation toujours incomplète, les trois portraits de l’entrée n’étant pas présentés faute de place (ils seront temporairement déposés à Versailles) ; installation intégrale du cycle dans une nouvelle salle à l’aile Richelieu, 1993
Détenteur précédent / commanditaire / dédicataire
Mode d’acquisition
ancienne collection royale/de la Couronne
Propriétaire
Etat
Affectataire
Musée du Louvre, Département des Peintures

Localisation de l'œuvre

Emplacement actuel
Richelieu, [Peint] Salle 801 - Galerie Médicis

Bibliographie

- Jacquot, Dominique, sous la direction de. Rubens. Portraits princiers. [Exposition, Paris, Musée du Luxembourg (Sénat), 4 octobre 2017 - 14 janvier 2018]. Paris, Musée du Luxembourg (Sénat)/ RMN, 2017. , p. : 16-35, 162, p. 34 (coul.), fig. 24
- Musée du Louvre (éd.). Foucart, Jacques. Foucart-Walter, Elisabeth, coordination éditoriale. Catalogue des peintures flamandes et hollandaises du musée du Louvre. [Musée du Louvre/Département des Peintures]. Paris, Editions Gallimard/Musée du Louvre Editions, 2009. , p. : 237, ill. n&b

Expositions

- Le Luxembourg de Marie de Médicis, Paris (France), Musée du Luxembourg, 20/09/1991 - 08/12/1991, étape d'une exposition itinérante
Dernière mise à jour le 29.01.2021
Le contenu de cette notice ne reflète pas nécessairement le dernier état des connaissances