face, recto, avers, avant ; vue d'ensemble ; vue sans cadre © 2017 RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Michel Urtado
dos, verso, revers, arrière ; vue d'ensemble ; vue sans cadre © 2017 Musée du Louvre / Peintures
dos, verso, revers, arrière ; détail marquage / immatriculation © 2017 Musée du Louvre / Peintures
face, recto, avers, avant ; vue d'ensemble ; vue avec cadre © 2005 Musée du Louvre / Peintures
face, recto, avers, avant ; vue d'ensemble ; vue sans cadre © 2005 RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Jean-Gilles Berizzi
© 2017 RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Michel Urtado
© 2017 Musée du Louvre / Peintures
© 2017 Musée du Louvre / Peintures
© 2005 Musée du Louvre / Peintures
© 2005 RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Jean-Gilles Berizzi

Le Christ devant Caïphe

Date de création/fabrication : XVIe siècle (1500 - 1600)
Numéro d’inventaire
Numéro principal : INV 1949
Autre numéro d'inventaire : MR 1107
Artiste / Auteur / Ecole / Centre artistique

description

Dénomination / Titre
Titre : Le Christ devant Caïphe
Ancien titre : Le Christ devant Pilate
Description / Décor
Peut-être une copie due à Marx Weiss le Jeune, de Balingen, actif entre 1530 et 1580 (cf. Moraht-Fromm et Westhoff).
On a lu jadis au-dessus du monogramme le mot Jörg (illisible aujourd’hui), prénom du peintre Ziegler, identifié autrefois avec le Maître de
Messkirch (sur ce monogramme et les diverses interprétations qu’il a suscitées, cf. Foucart-Walter). Selon Moraht-Fromm et Westhoff, le rond ne serait pas la lettre O, mais le pictogramme du mot Ball en allemand (soit une balle ronde), par allusion à Balingen, ville de Bade-Wurtemberg, dont l’artiste serait originaire (voir infra). Scène tirée des quatre Évangiles. Le Christ comparaissant devant le grand prêtre du temple de Jérusalem, Caïphe, qui, l’ayant entendu affirmer qu’il est le fils de Dieu, déchire ses propres vêtements, comme la Loi juive l’exige
pour stigmatiser tout propos jugé blasphématoire.
Au fond, à gauche, saint Pierre renie le Christ en présence d’une servante tandis qu’au-dessus de lui le coq chante ; en contrebas, à gauche, un soldat en train de se chauffer, détail bien indiqué dans les Évangiles et interprété à tort par Moraht-Fromm et Westhoff comme Lazare en train de ressusciter.
Copie d’après le panneau central (disparu) d’un des huit retables de la Passion (celui-ci dans le bas-côté nord) commandés par Gottfried Werner von Zimmern pour l’église Saint-Martin de Messkirch et exécutés en 1530-1538. La mise en évidence par photographie sous infrarouge d’une mise au carreau sous la couche picturale de l’INV.1949 (Laboratoire de recherche des Musées de France, 1980), laquelle pouvait plaider en faveur d’un modello autographe (Foucart-Walter), est à présent considérée comme le fait d’une copie (réduite de moitié) réalisée d’après l’original, qui était de dimensions comparables au Christ moqué de Varsovie (voir infra), provenant lui aussi de Saint-Martin de Messkirch (Moraht-Fromm et Westhoff ). L’hypothèse que cette copie ait été exécutée pour Maximilien de Bavière en 1628, d’après le tableau dans l’église que le prince avait cherché à acheter à cette date pour sa propre collection (lettre du 12 IX 1628 à Johann
von Zollern), mais sans y parvenir (Salm), n’est pas retenue par Moraht-Fromm et Westhoff qui considèrent l’INV. 1949 comme un peu plus ancien, du 3e quart du XVIe siècle (vers 1580), et l’attribuent à Marx Weiss le Jeune, de Balingen, un épigone du Maître de Messkirch, lequel est identifiable, selon eux, à « Joseph von Balingen » (1488-1565).
Autres panneaux, conservés quant à eux, composant les parties centrales de ces retables (les ailes étaient réservées à des figures de saints) dans les bas-côtés de Saint-Martin de Messkirch, tous retirés lors de la baroquisation de l’église, en 1772 (cf. Moraht-Fromm et Westhoff, nos 12-17 p. 139-158) : Le Christ aux Oliviers (Berlin, Staatsgemäldegalerie) ; Le Christ moqué (Varsovie, Musée national), La Flagellation du Christ (Karlsruhe, Staatliche Kunsthalle), Le Portement de croix (Nuremberg, Germanisches Nationalmuseum), La Mise au tombeau (Berlin, ibid.), La Résurrection (Zurich, collection particulière).

Caractéristiques matérielles

Dimensions
Hauteur : 0,34 m ; Hauteur avec accessoire : 0,47 m ; Largeur : 0,255 m ; Largeur avec accessoire : 0,39 m
Matière et technique
métal (étain)

Lieux et dates

Date de création / fabrication
XVIe siècle (1500 - 1600)

Données historiques

Historique de l'œuvre
? Acquis pour le Musée Napoléon à Hechtingen, en Bade-Wurtemberg (origine avancée de manière hypothétique par Moraht-Fromm et Westhoff, p. 241) ; selon les archives, acquis par Vivant Denon à Vienne (ce qui n’exclut pas Hechtingen comme provenance antérieure), en 1809 (cf. Correspondance de Vivant Denon [1999], note 43 p. 1286) ; remboursé par l’administration du musée à ce dernier, en 1810 (cf. Marmottan [1921], p. 137 : « Volguemuth, peint sur étain et représentant Jésus devant Caïphe ») ; entré au Musée Napoléon, 1810.
Détenteur précédent / commanditaire / dédicataire
Mode d’acquisition
achat
Date d’acquisition
date : 1810
Propriétaire
Etat
Affectataire
Musée du Louvre, Département des Peintures

Localisation de l'œuvre

Emplacement actuel
non exposé

Bibliographie

- Der Meister von Messkirch: Katholische Pracht in der Reformationszeit. [Exposition, Stuttgart, Staatsgalerie, 8 décembre 2017 - 2 avril 2018]. Hirmer, 2017. , p. : 176, ill. coul., n°43
- Foucart-Walter, Elisabeth, coordination éditoriale. Catalogue des peintures britanniques, espagnoles, germaniques, scandinaves et diverses du musée du Louvre. Paris, Gallimard/ Musée du Louvre Editions, 2013. 248, ISBN : 978-2-07-013138-9/978-2-35031-454-9., p. : 128, ill. n&b, p.128
- Brejon de Lavergnée, Arnauld ; Thiébaut, Dominique (éd.). Catalogue sommaire illustré des peintures du musée du Louvre. II. Italie, Espagne, Allemagne, Grande-Bretagne et divers. Paris, R.M.N., 1981. , p. : 31, ill. n&b

Expositions

- The Master of Messkirch : Catholic Splendour during the Reformation, Stuttgart (Allemagne), Staatsgalerie, 08/12/2017 - 02/04/2018
Dernière mise à jour le 04.02.2021
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