Tapis de Savonnerie

1800 / 1900 (XIXe siècle)
Lieu de création : Paris (France->Ile-de-France = Ile de France)
OAR 537
Département des Objets d'art du Moyen Age, de la Renaissance et des temps modernes
Œuvre récupérée à la fin de la Seconde Guerre mondiale, déposée par l'office des biens et intérêts privés (OBIP); en attente de sa restitution à ses légitimes propriétaires. Consulter la base de données ministérielle Rose Valland consacrée aux œuvres dites MNR (Musées nationaux récupération).
Numéro d’inventaire
Numéro principal : OAR 537
Artiste / Auteur / Ecole / Centre artistique

description

Dénomination / Titre
Titre : Tapis de Savonnerie
Type d'objet
tapis de savonnerie
Description / Décor
bordure de grandes et petites palmettes alternées entre 2 bordures plus étroites. Fond marron sans ornements dans la partie centrale.

Caractéristiques matérielles

Dimensions
Largeur avec accessoire : 656 cm (dimensions hors tout) ; Profondeur avec accessoire : 484 cm (dimensions hors tout)
Matière et technique
Matériau : laine
Matériau : soie
Technique : techniques textile

Lieux et dates

Date de création / fabrication
Epoque / période : époque contemporaine (Occident)

Date de création/fabrication : 1800 - 1900
Lieu de création / fabrication / exécution
Paris (France->Ile-de-France = Ile de France)

Données historiques

Historique de l'œuvre
sur la liste des oeuvres revenues à Paris le 18 juillet 1947 par le deuxième convoi en provenance de Baden-Baden, on trouve un tapis sous le numéro 98 provenant du dépôt de Neustadt dans le Palatinat : « N° des ballots, dimensions et poids : n° 98 ; 6.60x4.90, 66 kgs ; Désignation de l'objet : tapis, moquette brune ; Valeur 1938 : 8.000 frs ; Provenance : Neustadt ». Ce tapis a été déballé dans les entrepôts de la Commission de récupération artistique le 23 juillet 1947. Le calepin de déballage mentionne le tapis : « N° 98 - Tapis Savonnerie dessin Empire 6.60x4.90 (moderne) ». Le style de ce tapis (Empire), ses dimensions (6,60/4,90), son dessin (moquette) permettent de l'identifier comme étant l'OAR 537. Deux hypothèses relatives à son origine peuvent être proposées :
-Dans une liste concernant des oeuvres d'art provenant du musée de Germersheim transportées à Neustadt, est inventorié un tapis possédant exactement les mêmes dimensions que celui inventorié sous le numéro 98 au dépôt de Neustadt : « [Nr.] 9 : [Teppich], 6.60 x 4.90, m [orientalisch] ». D'après ces documents d'archives, le tapis OAR 537 pourrait provenir du musée de Germersheim. En effet, l'OAR 537 est le seul tapis qui, par ses dimensions (6,56x4,84), se rapproche de la description des documents d'archives. Cependant, l'OAR 537 est orné d'un motif de palmettes alors que le tapis est décrit « orientalisch » sur la liste des oeuvres provenant du musée de Germersheim. Aucun document ne mentionne l'achat du tapis par le musée de Germersheim. -Un rapport concernant le dépôt de Neustadt indique que certains objets entreposés ont été spoliés à des particuliers français : « Au cours de la guerre, les Autorités Allemandes rassemblèrent dans la région de Neustadt des dépôts d'oeuvres d'art de provenance très diverse. Les principaux dépôts de cette époque se trouvaient dans les endroits suivants : [...] Neustadt [...]. Les objets se trouvant dans ces dépôts avaient les origines les plus diverses : [...] des objets d'art des origines les plus variées spoliés à des musées russes et des particuliers français [...] ». Les documents indiquent différentes provenances relatives au fonds de Neustadt mais une seule est constituée d'objets spoliés. Aucun document n'atteste l'achat du tapis par le musée de Germersheim. L'imprécision des documents relatifs au Central Collecting Point de Baden-Baden rend toute conclusion difficile. Néanmoins, l'analyse des documents consultés permet d'avancer les deux hypothèses suivantes comme les plus appropriées à la nature du fonds de Neustadt et à la pauvreté des documents connus. Ce tapis a été retrouvé après la guerre à Neustadt, dans un entrepôt où figuraient des oeuvres appartenant à des musées allemands, mais aussi d'autres oeuvres issues de spoliations effectuées chez des particuliers français par les autorités allemandes pendant la guerre. Selon la seconde hypothèse, il pourrait provenir du musée de Germersheim, sans que l'on sache si le musée a acheté le tapis. En 1947, la mission du commandant d'Alexandry détache à Neustadt un de ses experts qui catalogue une grande partie des objets. Il réunit les quatorze plus belles pièces, dont ce tapis, puis les expédie au Central Collecting Point de Baden-Baden, où ce tapis est alors inventorié sous le numéro 98. Il revient en France par le deuxième convoi en provenance de Baden-Baden, le 18 juillet 1947. Après les recherches infructueuses effectuées par les services de la commission de récupération artistique pour retrouver son propriétaire, ce tapis a été inscrit sur la liste des oeuvres mises à la disposition des musées nationaux par l'OBIP. En raison d'erreurs figurant dans les documents, le tapis n'a pu, à ce jour, être identifié parmi les commissions de choix des oeuvres de la récupération artistique et les arrêtés d'attribution. Il est ensuite pris en charge par la direction des musées de France, et confié par celle-ci à la garde du musée du Louvre (département des Objets d'art). Puis le tapis a été inscrit dans l'Inventaire OAR (Objets d'Art Récupération), établi par Hubert Landais, sous le numéro OAR 537. Il est déposé au Mobilier national en 1965. Le tapis revient au département des Objets d'art du musée du Louvre le 2 octobre 2003 ; il est actuellement conservé dans les réserves de ce département (source : base POP Culture, base Rose Valland).
Détenteur précédent / commanditaire / dédicataire
Neustadt, Germersheim Museum (Acheteur ; Institution / Musée)
Mode d’acquisition
attribution par l'office des biens et intérêts privés (MNR)
Propriétaire
Musées Nationaux Récupération

Localisation de l'œuvre

Emplacement actuel
non exposé
Dernière mise à jour le 23.12.2021
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