© 2002 RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Jean-Gilles Berizzi
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© 2002 RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Jean-Gilles Berizzi
© 2002 RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Jean-Gilles Berizzi
© 2001 Musée du Louvre / Martine Beck-Coppola
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© 2002 RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Jean-Gilles Berizzi
© 2002 RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Jean-Gilles Berizzi
© 2002 RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Jean-Gilles Berizzi
© 2002 RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Jean-Gilles Berizzi
© 2002 RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Jean-Gilles Berizzi
© 2002 RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Jean-Gilles Berizzi
© 2002 RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Jean-Gilles Berizzi
© 2002 RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Jean-Gilles Berizzi
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© 2001 Musée du Louvre / Martine Beck-Coppola
© 2001 Musée du Louvre / Martine Beck-Coppola

Diadème de la duchesse d'Angoulême

1819 / 1820 (1e quart du XIXe siècle)
Lieu de création : Paris (France->Ile-de-France = Ile de France)
OA 11982
Département des Objets d'art du Moyen Age, de la Renaissance et des temps modernes
Actuellement visible au Louvre
Salle 705
Aile Denon, Niveau 1
Numéro d’inventaire
Numéro principal : OA 11982
Artiste / Auteur / Ecole / Centre artistique
Bapst, Frédéric
Bapst, Jacques-Evrard (1771 - 1842), Orfèvre

description

Dénomination / Titre
Titre : Diadème de la duchesse d'Angoulême
Type d'objet
orfèvrerie, argenterie ; diadème
Description / Décor
Ce diadème d’émeraudes et de diamants est un chef d’œuvre de la joaillerie de la Restauration. Il enrichit la collection des bijoux de la Couronne dispersée en 1887 et depuis patiemment rassemblée par le département des Objets d’art du Louvre. Offert par Louis XVIII à sa nièce la duchesse d’Angoulême, il est l’œuvre de Christophe-Frédéric Bapst et Jacques-Evrard Bapst, joailliers de la Couronne jusque sous le Second Empire.
Au centre du diadème, entre deux enroulements tout en brillants, une grosse émeraude est entourée de 18 brillants. Cette émeraude de 15,93 carats presque carrée et très mince, est accompagnée de quatorze autres émeraudes dont deux fixées de part et d’autre. Les deux émeraudes latérales font 14,19 c.m. et 14,3 c.m. Les joailliers Bapst complétèrent cet ensemble par 26 petites émeraudes pour 29 carats. Au total le diadème est composé de 40 émeraudes et 1031 diamants. L’émeraude centrale est entourée de 18 brillants. Les autres brillants forment des rinceaux de feuillage sur lesquels sont fixés les chatons soutenant les émeraudes. Le tout sur une galerie formée d’un rang de brillants.
Le dessin très classique de ce diadème a été réalisé par Jacques-Evrard Bapst (1771-1842) secondé par le dessinateur Steiffert. Le diadème est l’œuvre de la maison Bapst à la tête de laquelle se trouvait depuis 1817 Christophe-Frédéric Bapst (1789-1870) neveu de Jacques-Evrard, qui avait pris la succession de son beau-père Paul-Nicolas Menière, dernier joaillier de l’Ancien Régime. Les Bapst étaient originaires de Hall en Souabe et étaient installés à Paris depuis Louis XV. Jacques-Evrard obtint le brevet de joaillier de la Couronne en 1821, titre qu’il conserva jusque sous le Second Empire. Le diadème que les Bapst ont réalisé pour la duchesse d’Angoulême est un chef d’œuvre de la joaillerie de la Restauration par la richesse des pierres, la qualité de leur monture et l’inspiration classique.
La duchesse d’Angoulême (1778-1851), fille de Louis XVI et nièce de Louis XVIII reçut cette parure de son oncle. Elle possédait déjà une parure d’émeraudes livrée par le joaillier Paul-Nicolas Ménière dès 1814. Cette parure comprenait un peigne, un collier, des bracelets et des boucles d’oreilles. Le diadème, au contraire de la parure, propriété de la duchesse d’Angoulême, est inscrit sur l’inventaire des Diamants de la Couronne. Il utilise en effet quatre grosses émeraudes achetées par Louis XVIII et des diamants provenant des collections de la Couronne. Sous le Second Empire, le diadème fut porté par l’Impératrice Eugénie qui appréciait particulièrement les émeraudes. Puis il fut vendu avec les autres bijoux de la Couronne en 1887 avant de réapparaître dans une collection privée.

Caractéristiques matérielles

Dimensions
Hauteur : 6,8 cm ; Largeur : 19 cm ; Profondeur : 17 cm
Matière et technique
Matériau : diamant
Matériau : émeraude
Matériau : argent

Lieux et dates

Date de création / fabrication
Epoque / période : Restauration (1814-1830) (Occident->époque contemporaine)

Date de création/fabrication : 1819 - 1820
Lieu de création / fabrication / exécution
Paris (France->Ile-de-France = Ile de France)

Données historiques

Mode d’acquisition
ancienne collection royale/de la Couronne
Propriétaire
Etat
Affectataire
Musée du Louvre, Département des Objets d'art du Moyen Age, de la Renaissance et des temps modernes

Localisation de l'œuvre

Emplacement actuel
Denon, [OArt] Salle 705 - Galerie d'Apollon, Vitrines centrales , Vitrines des diamants , vitrine Empire

Bibliographie

- Alcouffe, Daniel ; Baratte, Sophie ; Coquery, Emmanuel ; Dion, Anne ; Durand, Jannic ; Gaborit-Chopin, Danielle ; Mabille, Gérard ; Malgouyres, Philippe ; Rochebrune, Marie-Laure de ; Taburet-Delahaye, Elisabeth ; Kriser, Danièle ; Frémontier-Murphy, Camille ; Vittet, Jean, Nouvelles acquisitions du département des Objets d'art : 1995-2002, [Musée du Louvre, département des Objets d'art], Paris, Réunion des musées nationaux, 2003, cat. 126
- Dion-Tenenbaum, Anne, « Le diadème en émeraudes et brillants des Diamants de la Couronne au département des Objets d'art du Louvre », Revue du Louvre. La revue des musées de France, 4, octobre 2002,

Expositions

- Tiaras Today, Londres (Royaume Uni), Victoria and Albert Museum, 21/03/2002 - 14/07/2002
Dernière mise à jour le 20.01.2022
Le contenu de cette notice ne reflète pas nécessairement le dernier état des connaissances