RMN-Grand Palais (Musée du Louvre) - Michel Urtado
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Romulus et Rémus trouvés sur le bord du Tibre

Numéro d’inventaire
INV 9516, Recto
Anciens numéros d'inventaire :
NIII 24201
MA 12593
Référence de l'inventaire manuscrit :
vol.4, p.442
Collection
Département des Arts graphiques
Cabinet des dessins
Fonds des dessins et miniatures
Artiste / Auteur / Ecole / Centre artistique
Gaulli, Giovanni Battista, dit Baciccio (1639-1709)
Ecole piémontaise et génoise

Propositions d'attributions :
FERRARI, Lorenzo de, attribué à
(Bartoletti, Massimo, 2015)
PIOLA Anton Maria
(M. Newcome, 1977)
PIOLA Paolo Girolamo, entourage de
(Mancini, Federica, 2017)
MARATTI Carlo, copie d'après
(M. Newcome, 1977)

description

Dénomination / Titre
Romulus et Rémus trouvés sur le bord du Tibre
Type d'objet
Dessins
Description / Décor
Commentaire :
La composition reprend la partie centrale du tableau représentant Romulus et Rémus, peint en 1692 par Carlo Maratti (1625-1713), à laquelle le dessinateur a ajouté une végétation touffue et un personnage qui représente l'allégorie du Fleuve. La peinture fut commandée par l'un des grands mécènes de Domenico Piola, le marquis
Niccolò Maria Pallavicino (1650-1714) (Stella Rudolph, L'ascesa al Tempio della Virtù attraverso il Mecenatismo, Rome, 1995 p. 38). En 1757, à l'issue d'une transaction qui dura plus de vingt ans, les descendants de Pallavicino vendirent l'oeuvre au roi de Prusse Frédéric II (1712-1786), qui la conserva dans la résidence royale de Sanssouci à
Potsdam (Ibid., p. 160-166). À son entrée au Cabinet des dessins du Louvre, le dessin fut classé sous le nom de Giovanni Battista Gaulli, suivant l'attribution que lui avait donnée Saint-Morys. Mary Newcome Schleier, qui rapprocha la feuille du tableau de Carlo Maratti, proposa également de l'attribuer à Anton Maria Piola (1654-1715 ; fiche
de proposition d'attribution, en 1977). Cet artiste, dont l'oeuvre graphiqueest mal connu, collabora avec son père Domenico à l'exécution de deux autres peintures commandées par le marquis Pallavicino à Piola en 1690, La Famille de Darius et Les Arts libéraux, aujourd'hui conservées dans une collection particulière (Rudolph, 1995, p. 233). La scène du Louvre est composée à l'aide de très amples et denses touches de lavis qui rappellent la manière qu'avait Paolo Gerolamo de dessiner à ses débuts, et dont témoignent aussi les dessins avec Saint Matthieu et Saint Marc, ce dernier dans une collection particulière, préparatoires aux fresques peintes vers 1686 dans l'église San Pietro in Banchi à Gênes (pour le premier : Mary Newcome Schleier, « Paolo Gerolamo Piola », Antologia di Belle Arti, vol. 1, no 1, 1977, no 1, p. 38, note 14, fig. 9 et 8 ; pour le second : Sanguineti, dans Linee, Lumi et Ombre finte, Disegni dei maestri genovesi tra '500 e '700, Novi Ligure, Museo dei Campionissimi, 5 mars - 12 juin 2016, p. 122-125, no 20.1). La paternité du dessin pourrait revenir à Paolo Gerolamo, car ce dernier travailla à Rome entre 1690 et 1694 aux côtés de Carlo Maratti (Raffaele Soprani et Carlo Giuseppe Ratti, Vite de' pittori, scultori, ed architetti genovesi, 2 vol., Gênes, 1768, II, p. 183-193), qu'il avait rencontré par l'intermédiaire du marquis Niccolò Maria Pallavicino. Les modalités techniques par lesquelles est obtenu le caractère sculptural des compositions, auxquelles il faut ajouter une Étude de moine assis vu de dos et un Saint Jérôme en méditation (les deux sous le nom de Domenico Piola, inv. 6889 S et inv. 6897 S, GDSU), n'appartiennent ni au style de Paolo Gerolamo ni à celui d'Anton Maria Piola. Massimo Bartoletti (comm. orale, 17 avril 2015) a proposé de rendre le dessin au fils de Gregorio De Ferrari, Lorenzo. Cet artiste n'était autre que le petit-fils de Domenico Piola et le neveu de Paolo Gerolamo, puisque Gregorio avait épousé Margherita, la sœur de ce dernier. Il fut très marqué par
la leçon classicisante de Paolo Gerolamo Piola, dont il fréquenta assidûment l'atelier au cours de sa formation dans la Casa Piola. " F. Mancini, 'Dessins italiens du musée du Louvre, Dessins génois, XVIe - XVIIIe siècle', Paris, 2017, n°448.

Caractéristiques matérielles

Dimensions
H. 0,3 m ; L. 0,431 m
Matière et technique
lavis brun;pierre noire;pinceau

Données historiques

Historique de l'œuvre

Inventaire du musée Napoléon :
Inventaire du Musée Napoléon. Dessins. Vol.9, p.1693, chap. : Ecole italienne, Dessins en paquets. (...) Numéro : 12593.Idem & Maîtres divers /&. Numéro d'ordre dans l'oeuvre du maître : 7. Désignation des sujets : Cent cartons et feuilles dont trois cartons à deux dessins, et un à trois. 105 nombre de dessins qui sont dans chaque paquet Origine : Idem & Collection nouvelle /&. Emplacement actuel : Idem & Calcographie du Musée Napoléon /&. Signe de recollement : Vu au crayon. Cote : 1DD41

Localisation de l'œuvre

Emplacement actuel
Grand format

Index

Expositions

- Dessiner la grandeur. Le dessin à Gènes à l'époque de la République, Paris, Musée du Louvre, 12/06/2017 - 25/09/2017
Dernière mise à jour le 06.09.2021
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