Minerve ou la Sagesse

Vers 1680/1683
Numéro d’inventaire
INV 24908, Recto
Anciens numéros d'inventaire :
NIII 34195
Référence de l'inventaire manuscrit :
vol.10, p.215
Collection
Département des Arts graphiques
Cabinet des dessins
Fonds des dessins et miniatures
Artiste / Auteur / Ecole / Centre artistique
Boullogne, Louis II de, dit Le Jeune (1654-1733)
Ecole française

description

Dénomination / Titre
Minerve ou la Sagesse
Type d'objet
Dessins
Description / Décor
Commentaire :
Notice d'Hélène Guicharnaud dans Louis de Boullogne, Milan : 5Continents, 2011, n°1 : « En dépit de la différence de forme avec la composition finale, en tondo (dont le département des Peintures possède l'esquisse donnée en 1986 par Didier Chéreau, RF 1986-61), cette feuille doit être considérée comme préparatoire pour le Cabinet Perrault (vers 1680-1683) et peut être regardée comme une des premières œuvres de l'artiste à son retour d'Italie. Charles Perrault avait alors réuni une équipe de onze peintres parmi lesquels se trouvaient les meilleurs artistes de la génération née autour de 1650. Il est possible que leurs œuvres n'aient jamais été mises en place, l'hôtel auquel était destinée la décoration ayant été sacrifié dans le cadre de l'aménagement de la place des Victoires. Perrault abandonna donc la rue des Bons-Enfants et déménagea faubourg Saint- Jacques en 1683 (Perrault, 1909, p. 134). Les dessins préparatoires, conservés à Stockholm (Bjurström, 1976), témoignent de l'indécision initiale au sujet de la forme des panneaux du plafond, constitué alors encore d'une juxtaposition de plusieurs compositions. Perrault, qui avait conçu son Cabinet comme un ardent plaidoyer en faveur des «Modernes » face aux « Anciens », et en avait lui-même déterminé l'iconographie, édita en 1690 Le Cabinet des beaux-Arts ou Recueil d'estampes gravées d'après les tableaux d'un plafond où les beaux-arts sont représentés avec l'explication de ces mêmes tableaux (Perrault, 1690). Cette publication, qui lui permettait de conserver le souvenir de sa démarche de la rue des Bons-Enfants et de propager ses convictions « modernistes », inspira le décor du Cabinet du duc de Picquigny en plein XVIIIe siècle et même celui du théâtre d'Auch, réalisé vers le milieu du XIXe siècle et encore en place aujourd'hui ».
Bibliographie :
Ch. Perrault, Mémoires de ma vie, publié par Paul Bonnefon, Paris, 1909, p.134. Autre édition en 1993 précédée d'un essai par Antoine Picon ; Paris, Macula ;
P. Bjurström, Stockholm National Museum, French Drawings Sixteenth and Seventeenth Centuries, Stockholm, 1976 ;
J. Guiffrey et P. Marcel, Inventaire général des dessins du musée du Louvre et du musée de Versailles. École française, 9 vol., Paris, 1907-1921. Boullogne : t. II, 1908, no 1545, repr. ;
Comte de Caix de Saint-Aymour, Une famille d'artistes et de financiers aux XVIIe et XVIIIe siècles par le ..., Paris, 1919, n°376 ;
H. Guicharnaud, « Les Minerve de Louis de Boullogne (1654-1733) », La Revue du Louvre et des musées de France, no2, 1995, p. 44-50, fig.5 ;
H. Guicharnaud, Louis de Boullogne, Milan : 5Continents, 2011, n°1

Caractéristiques matérielles

Dimensions
H. 0,195 m ; L. 0,309 m
Matière et technique
Pierre noire et rehauts de craie blanche sur papier bleu. Monogramme, en bas à gauche : 'LB'..H. 19,5 cm ; L. 30,9 cm. Composition en forme de lunette

Lieux et dates

Date de création / fabrication
Vers 1680/1683

Données historiques

Détenteur précédent / commanditaire / dédicataire
Dernière provenance : Defer, Pierre
Mode d’acquisition
achat
Date d’acquisition
1846

Localisation de l'œuvre

Emplacement actuel
Petit format

Expositions

- Louis de Boullogne, Paris, Musée du Louvre, 09/03/2011 - 06/06/2011
Dernière mise à jour le 02.07.2019
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