Musée du Louvre, dist. RMN-Grand Palais - Photo S. Nagy
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Trois mascarons vus de face, une tête d'aigle et une tête de lion ornementales vues de profil ; un homme nu vu de dos

Numéro d’inventaire
RF 42259, Recto
Référence de l'inventaire manuscrit :
vol.31, p.169
Collection
Département des Arts graphiques
Cabinet des dessins
Fonds des dessins et miniatures
Artiste / Auteur / Ecole / Centre artistique
TIBALDI Pellegrino (1527-1596)
Ecole bolonaise

Propositions d'attributions :
BONACCORSI Piero
(D. Cordellier, 2014)

description

Dénomination / Titre
Trois mascarons vus de face, une tête d'aigle et une tête de lion ornementales vues de profil ; un homme nu vu de dos
Type d'objet
Dessins
Description / Décor
Commentaire :
Ce dessin a été acquis sous le nom de Pellegrino Tibaldi et il s'apparente à d'autres études de même genre conservées à Florence (Galleria degli Uffizi, inv. n. 515 Orn, repr. in 'Gabinetto Disegni e Stampe degli Uffizi, XXIII : Mostra di disegni di Perino del Vaga e la sua cerchia', catalogue par B. F. Davidson , Florence, MCMLXVI, n° 70, fig. 61 ; inv. n. 477 Santarelli ), Damrstadt (Hessiches Landesmuseum, Inv. Nr. AE 1376) . Il est particulièrement comparable à une étude de mascaron donnée à Tibladi dans la collection J. Scholz (New York, Pierpont Morgan Library, repr. in cat. exp. Sixteenth Cantury Italian Drawings from the Collection of Janos Scholz, Washington / New York, 1973-1974, n° 48 et fig. 3 p. 25 dans William M. Griswold, « Some newly-discovered drawings in The Metropolitan Museum of Art. Beccafumi, Savoldo and Tibaldi », Apollo, vol. CXL, novembre 1994, n° 393, p. 24-28). Cependant, dans sa notice du catalogue de l'exposition 'Masques, mascarades, mascarons, Paris, Musée du Louvre, 2014, n° 75, Dominique Cordellier a noté les points suivants : Toutes les études entremêlées sur cette feuille - les trois mascarons, la tête d'aigle ou de griffon et la tête léonine, vues de profil, et l'esquisse d'homme nu, vu de dos - peuvent être rapprochées de détails du décor de la Sala Paolina au Castel Sant'Angelo, à Rome, réalisé sous la conduite de Perino del Vaga (entre 1545 et 1547) et à laquelle Pellegrino Tibaldi participa dans sa jeunesse, vers 1547-1549. Les mascarons ont des équivalents au-dessus des tondi peints au-dessus des portes (repr. fig. 112-113, 132, 135-136, 138-142 par Aliberti Gaudioso, in cat. exp. Gli affreschi di Paolo III a Castel sant'Angelo : Progetto ed esecuzione (1543-1548), Rome, Museo Nazionale di Castel Sant'Angelo, 1981, 1981, vol. I, mais il s'agit de mascarons cornus ...). L'homme nu a, en sens inverse, l'attitude du bourreau du Martyre de saint Pierre et saint Paul, peint dans l'un de ces tondi (repr. p. 193 pl. 141 in Aliberti Gaudioso, op. cit. supra, 1981, vol. 2,) ; son tracé d'une plume légère est proche de celui de dessins tardifs de Perino (Londres, British Museum, Inv. 1946,0713.564.). Les têtes d'aigle et de lion, respectivement en haut à gauche et en bas à droite de la feuille, qui appartiennent au répertoire fondamental de l'artiste [Ce motif apparaît dès les années 1520 dans les éléments de mobilier des compositions de Perino del Vaga Voir aussi le dessin à New York, The Metropolitan Museum of Art, Rogers Fund 1962, Inv. 62.247 (Elena Parma, .dans cat. exp. Perino del Vaga tra Raffaello e Michelangelo, Mantoue, Palazzo Te, 18 mars - 10 juin 2001, Milan, Electa, 2001, no 98), qui est considéré comme préparatoire aux sculptures de la fontaine dans le jardin sud du Palazzo Doria del Principe, à Gênes (1530-1532). Pour un dessin de ces motifs attribués à Tibaldi, voir, à Florence, Galleria degli Uffizi, n. 515 Orn, repr. dans Bernice F. Davidson, Mostra di disegni di Perino del Vaga e la sua cerchia, Florence, Gabinetto Disegni e Stampe degli Uffizi, XXIII, Florence, Leon S. Olschki, 1966, no 70, fig. 61)], apparaissent dans un combat de monstres marins traité en bas relief de stuc dans la frise (repr. fig. 108 dans Aliberti Gaudioso, op. cit. supra, 1981, vol.I. Il en existe un dessin attribué à Pellegrino Tibaldi à Dijon, musée Magnin, Inv. D 43 (repr. fig. 99, dans Aliberti Gaudioso, op. cit. Supra, 1981, vol. II). La manière emphatique d'interpréter les modèles antiques dans le dessin des mascarons paraît avoir été développée par Perino del Vaga à Rome dans les années 1540 et elle a retenu l'attention de Pellegrino Tibaldi en Italie mais aussi de Gaspar Becerra en Espagne (Stuc encadrant l'histoire de Persée, Madrid, Palazzo del Pardo, après 1557). Perino et ses collaborateurs l'ont employée dans plusieurs de leurs œuvres : au Vatican, au soubassement de la chambre de la Signature (1541 ; repr. fig. 231-232 dans Elena Parma Armani, Perin del Vaga, l'anello mancante, Gênes, Sagep editrice, 1986 ), dans le décor de la Sala Regia (v. 1542-1543 ; repr. dans Parma, op. cit. supra, 2001, no 158 ; dessins à Florence, Galleria degli Uffizi, n. 998 E a et b), et au Castel Sant'Angelo, sous certaines scènes de la Sala di Amore e Psiche (v. 1545-1546 ; repr. fig. 89-92, 95 dans Aliberti Gaudioso, op. cit. supra, 1981, vol. I) et les fresques des lunettes de la Sala di Apollo (1547-1548 ; repr. fig. 184, 186, 206 dans Aliberti Gaudioso, op. cit. supra, 1981, vol. I).
BIBLIOGRAPHIE :
Sophie Harent dans cat. exp. Beautés monstres : curiosités, prodiges et phénomènes (sous la direction de Sophie Harent et Martial Guedron), Nancy, Musée des Beaux-Arts de Nancy, 24 octobre 2009 - 25 janvier 2010, Paris et Nancy, Somogy et Musée des Beaux Arts de Nancy, 2009., no 9 (comme Tibaldi) ;
Dominique Cordellier, dans cat. exp. Masques, mascarades, mascarons, Paris, Musée du Louvre, 2014, n° 75 ;

Caractéristiques matérielles

Dimensions
H. 0,245 m ; L. 0,267 m
Matière et technique
Plume et encre brune, lavis gris, papier filigrané lavé gris-beige. Filigrane : ancre dans un cercle surmonté d'une étoile, d'un type en usage à Florence au début du XVIe siècle (proche de Briquet 489 dans Charles-Moïse Briquet, Les filigranes, dictionnaire historique des marques du papier dès leur apparition vers 1282 jusqu'en 1600 avec 39 figures dans le texte et 16,112 fac-similés de filigranes, Paris, Alphonse Picard et fils, 1907). Collé en plein.

Données historiques

Historique de l'œuvre
Pierre Jean Mariette (L. 2097) ; sa vente, 1775, probablement partie du lot 1401 ; trace d'une marque qui ressemble à celle de sir Thomas Lawrence (L. 2445), non localisé dans sa vente du 17-19 juin 1830 ; Jacques Fryzsman ; achat 1990 ; marque du Louvre (L. 1886a).
Mode d’acquisition
achat
Date d’acquisition
1990

Localisation de l'œuvre

Emplacement actuel
Petit format

Expositions

- Les nouvelles acquisitions, Paris, Musée du Louvre, 22/10/1991 - 20/01/1992
- Beautés monstres : curiosités, prodiges et phénomènes, Nancy, Musee des Beaux-Arts de Nancy, 24/10/2009 - 25/01/2010
- Masques, mascarades, mascarons, Paris, Musée du Louvre, 19/06/2014 - 22/09/2014
Dernière mise à jour le 02.07.2019
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