RMN-Grand Palais (Musée du Louvre) - Tony Querrec
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La Vierge assise dans un jardin

Vers 1510/1513
WECHTLIN Hans I, gravé par
Numéro d’inventaire
754 LR/ Recto
Anciens numéros d'inventaire :
ER 16656
Référence de l'inventaire manuscrit :
vol.1, p.40
Collection
Département des Arts graphiques
Collection Edmond de Rothschild
Artiste / Auteur / Ecole / Centre artistique
WECHTLIN Hans I (Vers 1480/1485-documenté en 1526), gravé par
Ecole allemande

description

Dénomination / Titre
La Vierge assise dans un jardin
Type d'objet
Gravure
Description / Décor
Commentaire :
La Vierge à l'Enfant est redevable au type iconographique des Madones dans un jardin, dont la peinture du Rhin supérieur s'est fait une spécialité et que la gravure allemande de la fin du xve siècle a largement popularisé. De fait, Wechtlin emprunte certains éléments à la célèbre 'Sainte Famille aux lapins' de Dürer, datée de 1497, mais il ne garde que le couple mère-Enfant et insiste tout à la fois sur l'iconographie de la Vierge immaculée dans un hortus conclusus, reine du Ciel, et sur celle de la Passion à venir que l'Enfant découvre dans l'ouvrage, explicitée par les sarments de vigne à l'arrière-plan. La technique qu'emploie Wechtlin peut sembler relativement simple (deux bois, dont une planche de teinte), mais, en réalité, l'artiste n'utilise pas la planche de couleurs à seule fin d'y poser lumière et aplats. Ici, une partie du paysage, l'horizon, les nuages, les reflets de lumière sur la mer et le muret derrière le nimbe de la Vierge ne sont obtenus que par la planche de couleur. Il en résulte des effets subtils et délicats où le bleu dialogue avec les blancs laissés en grande quantité, notamment dans la trouée du ciel. Wechtlin n'a très certainement pas gravé les matrices, mais, en tant que peintre, il a étroitement collaboré avec le graveur pour rendre au mieux ce camaïeu azur. À ce titre, la technique de ses estampes diffère de celle de Baldung. Wechtlin semble s'être consacré à la production de ses camaïeux pendant une courte période, entre 1510 et 1513, date supposée de cette estampe et d'un groupe de six autres. De fait, le filigrane (Briquet 15174) se retrouve sur nombre de ses gravures ( 757 LR, 758 LR, 759 LR, 760 LR, 761 LR, et a la BnF dans Hebert 1407, 1408a et b et 1409) et indique que les tirages ont été faits dans un laps de temps assez court. Le bleu est réalisé avec de l'indigotine, pigment employé dans ses gravures de manière quasi exclusive (à l'exception de quelques impressions en gris), quel que soit le sujet iconographique. Il s'agit là d'une spécificité propre à son corpus, et il faut sans doute y voir une référence au papier bleu vénitien, la carta azzurra, que Dürer pratiquait pour ses dessins préparatoires et qui suscitait alors chez les artistes, comme chez les amateurs d'art, un vif engouement. (Séverine Lepape, dans cat. expo. 'Gravure en clair-obscur Cranach, Raphaël, Rubens', Musée du Louvre, Paris, 17 octobre 2018 - 14 janvier 2019, p. 56 à 57, n° 7) Bibliographie : Bartsch, 1808, t. 7, n° 2, p. 450 ; Lödel, 1863, p. 74 ; Lützow, 1891, p. 168 ; Reichel, 1926, p. 55, pl. 21 ; Strauss, 1973, n° 20 ; Gnann, dans cat. exp. Vienne, 2013-2014, p. 64, n° 17 (avec bibliographie complète) ; Klein, dans Stijnman et Savage, 2015, p. 104, et table 9.2, p. 112.

Caractéristiques matérielles

Dimensions
Dimensions à la feuille : H. 0,28 m ; L. 0,182 m
Dimensions au trait carré : H. 0,28 m ; L. 0,182 m
Matière et technique
Gravure sur bois, une planche de trait noir, une planche de teinte bleue. Signature : I oV, et au centre deux bâtons de pèlerin entrecroisés.
Filigrane : Tête de boeuf, 55 × 30 mm (Briquet 15174 : Brunswick, Wittenberg, Osnabrück, Colmar, Gnesen, 1503-1517)

Lieux et dates

Date de création / fabrication
Vers 1510/1513

Données historiques

Historique de l'œuvre
Sir John Saint Aubyn (1758-1839), Devonport et Londres ; Saint John Dent (¿ vers 1884), Londres et Milton (Hampshire), sa marque au verso à l'encre rouge : ST J. D. (L. 2373) ; sa vente, Londres, 4 avril 1884, lot 1097 ; achat par Alphonse Wyatt Thibaudeau pour 39 livres ; baron Edmond de Rothschild (1845- 1934) ; don au musée du Louvre en 1935. Œuvre conservée dans le portefeuille n°49 du baron Edmond de Rothschild jusqu'en 2016.
Détenteur précédent / commanditaire / dédicataire
Dernière provenance : Rothschild, baron Edmond de
Mode d’acquisition
don
Date d’acquisition
1935

Localisation de l'œuvre

Emplacement actuel
Réserve Edmond de Rothschild

Expositions

- Gravure en clair-obscur. Cranach, Raphaël, Rubens, Paris, Musée du Louvre, 17/10/2018 - 14/01/2019
Dernière mise à jour le 21.07.2020
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