Costume pour Arcalaüs, chevalier enchanteur de l'opéra « Amadis »

Entre 1684 et 1685
1564 DR/ Recto
Département des Arts graphiques
Numéro d’inventaire
1564 DR/ Recto
Référence de l'inventaire manuscrit :
vol.1, p.14
Collection
Département des Arts graphiques
Collection Edmond de Rothschild
Artiste / Auteur / Ecole / Centre artistique
BERAIN Jean I (1640-1711)
Ecole française
(Jérôme de La Gorce, 1984)

Anciennes attributions :
ANONYME FRANCAIS XVIIè s
Ecole française
(Inventaire Edmond de Rothschild, 1935)

description

Dénomination / Titre
Costume pour Arcalaüs, chevalier enchanteur de l'opéra « Amadis »
Type d'objet
Dessin
Description / Décor
Commentaire :
Dans Bellérophon, Berain dut concevoir un costume hybride pour Amisodar (1756 DR), à mi-chemin entre le traditionnel habit à la romaine et l'habit de magicien, deux archétypes bien distincts. Le chevalier enchanteur Arcalaüs dans Amadis présente un défi comparable, à cette différence près que l'action prend place au Moyen Âge et non pas dans l'Antiquité. Ici, son costume mêle les caractéristiques du chevalier en armure aux mascarons monstrueux et léonins, notamment aux genouillères, tels qu'on en voit chez les divinités infernales (1708 DR par exemple). Précisons toutefois que le plastron rappelle davantage les armures maniéristes que les médiévales, anachronisme que l'on retrouve sur l'ensemble des costumes d'Amadis (1716 DR, 1729 DR ou 1734 DR). Tracé sur un mannequin souvent utilisé par l'artiste pour des combattants, notamment pour le ballet du 'Triomphe de l'Amour' (1681) et le 'Carrousel des galans maures de Grenade' (1685). On peut voir cette silhouette dans le même sens (2290 DR et 2346 DR) ou en contrepartie (1559 DR, 1563 DR, 2385 DR). Le costume d'Arcalaüs impressionne par le travail délicat du lavis qui simule admirablement le métal de l'armure. Il suffit à Berain de réserver un peu du blanc du papier et de superposer trois nuances de gris pour donner l'illusion de reflets argentés. Ce dessin a retenu l'attention d'un copiste plus doué que d'autres représentés dans la collection (2282 DR), avec quatre autres copies de Berain recourant à la contre-épreuve à la pierre noire (1914 DR, 2347 DR, 2348 DR, 2868 DR) (M. Bouffard dans « En scène! Dessins de costumes de la collection Edmond de Rothschild », cat. exp. Paris, musée du Louvre, du 27 octobre 2021 au 31 janvier 2022, sous la direction de Mickaël Bouffard, Victoria Fernández Masaguer et Jérôme de La Gorce, éditions Liénart et musée du Louvre, 2021, p. 34, 166-167 cat. 51).
Voir aussi :
Jérôme de La Gorce, « Aux sources de l'opéra français », Connaissance des arts, no 389-390, juillet-août 1984, p. 31-33.
Jérôme de La Gorce, 'Berain, dessinateur du Roi-Soleil', Paris, Herscher, 1986, p. 86-87 ;

Caractéristiques matérielles

Dimensions
H. 0,252 m ; L. 0,199 m
Matière et technique
Plume et encre brune, lavis gris, aquarelle, sur une silhouette à l'eau-forte. Filigrane au nom de Jésus dans un cercle. Traces en arc de cercle en bas à gauche.

Lieux et dates

Date de création / fabrication
Entre 1684 et 1685

Données historiques

Historique de l'œuvre
Claude Pioche sieur du Rondray, 1733; Gilbert Paignon-Dijonval, 1810; Charles-Gilbert, Vicomte de Morel-Vindé, sa vente, 1819; Samuel Woodburn, Londres ; Colnaghi ; acquis par Danlos pour Edmond de Rothschild en 1889 ; don au musée du Louvre en 1935.
Détenteur précédent / commanditaire / dédicataire
Dernière provenance : Rothschild, baron Edmond de
Mode d’acquisition
don
Date d’acquisition
1935

Localisation de l'œuvre

Emplacement actuel
Réserve Edmond de Rothschild
Recueil de dessins : Costumes des Fêtes, Mascarades. Théâtres, etc., de Louis XIV - Tome I - 1542 DR à 1603 DR

L'œuvre est visible sur rendez-vous en salle de consultation des Arts graphiques.

Expositions

- En scène ! Dessins de costumes de la collection Edmond de Rothschild
Etape :
Musée du Louvre, Paris, France - 28 octobre 2021 - 31 janvier 2022
Organisée par : Musée du Louvre-Département des Arts Graphiques (Paris, France)
Dernière mise à jour le 07.02.2022
Le contenu de cette notice ne reflète pas nécessairement le dernier état des connaissances