Guillot Gorju

Numéro d’inventaire
23922 LR/ Recto
Anciens numéros d'inventaire :
ER 12528
Référence de l'inventaire manuscrit :
vol.8, p.13
Collection
Département des Arts graphiques
Collection Edmond de Rothschild
Artiste / Auteur / Ecole / Centre artistique
FALCK Jeremias (Vers 1609-1677)
Ecole polonaise

description

Dénomination / Titre
Guillot Gorju
Type d'objet
Gravure
Description / Décor
Commentaire :
Fils de médecin et médecin lui-même, Bertrand Hardouin de Saint-Jacques (1600-1648) fut aussi comédien dans la troupe de l'Hôtel de Bourgogne à partir de 1634 sous le nom de Guillot-Gorju, remplaçant, avec Gringalet et Goguelu, les comédiens Gaultier-Garguille, Gros-Guillaume et Turlupin. Dans cette estampe il porte un masque, aux gros traits accentués, et un chapeau à larges bords tombants et haut de forme. On retrouve son attitude théâtrale dans le tableau attribué à A. Verio qui rassembla sur scène, vers 1670, les plus célèbres comédiens des décennies antérieures. Jeremias Falck grava pour Jean I Leblond (1590/1594-1666) plusieurs portraits de ces comédiens : Gandolin, Turlupin, Jodelet, le capitaine Matamore et Guillot-Gorju - ici dans une deuxième édition par Jean II Leblond (v. 1635-1709), neveu et héritier de Jean I.
L'estampe a exploité la popularité de ces comédiens, dans des suites de portraits individuels, comme celles de Falck ou de Rousselet (voir 23914 LR), ou dans des scènes collectives. Ainsi, A. Bosse a figuré une comédie dans un théâtre, mettant en scène Gros-Guillaume courtisant une femme et Turlupin dévalisant Gaultier-Garguille. Pierre Lombart a gravé 'Le Procès comique', pièce grotesque où Guillot-Gorju se fait le juge d'un aveugle, d'un boiteux, d'un châtré et d'un bossu, chacun d'eux présentant la requête d'être rétabli en l'état des autres hommes. Les personnages avec leur masque, leur chapeau et leur costume bien individualisés y sont aisément identifiables. Les estampes de Falck et de Rousselet furent copiées jusqu'à Londres par James Collins, vers 1670-1690.(V. Selbach in cat. exp. 'Masques, mascarades, mascarons', Paris, Musée du Louvre, 2014, p. 215, n°30).

Caractéristiques matérielles

Dimensions
Dimensions à la feuille : H. 0,321 m ; L. 0,216 m
Dimensions au trait carré : H. 0,283 m ; L. 0,208 m
Matière et technique
Sous le trait carré, le titre : 'GVILLOT GORIV.', encadré par deux colonnes de vers: 'Guillot Gorju par ses bons mots/ Et par son discours satyrique,/ Berne les Niais et les Sots,/ Et fait aux plus scauant la nique// Il nous entretient du Destin,/ Des Romans des Metamorphoses,/ Et parlant François ou Latin,/ Il dit toujours de bonnes choses.' En bas à gauche ' J. Falck.f', au centre 'A Paris ches Le Blond rue St. Iacques a la cloche d'argent', à droite 'Auec Priuilege du Roy.'

Données historiques

Historique de l'œuvre
Collection Octave de Béhague ; sa vente Paris, hôtel Drouot, 19 février-3 mars 1877, n° 640 ; acheté à cette vente par le baron Edmond de Rothschild ; don en 1935.
Détenteur précédent / commanditaire / dédicataire
Dernière provenance : Rothschild, baron Edmond de
Mode d’acquisition
don
Date d’acquisition
1935

Localisation de l'œuvre

Emplacement actuel
Réserve Edmond de Rothschild

Expositions

- Masques, mascarades, mascarons, Paris, Musée du Louvre, 19/06/2014 - 22/09/2014
Dernière mise à jour le 06.09.2021
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