Balli di Sfessania

Vers 1620/1622
CALLOT Jacques, gravé par
Numéro d’inventaire
L 45 LR/634 Recto
Anciens numéros d'inventaire :
ER 5709
Collection
Département des Arts graphiques
Collection Edmond de Rothschild
Artiste / Auteur / Ecole / Centre artistique
CALLOT Jacques (vers 1592-1635), gravé par
Ecole française

description

Dénomination / Titre
Balli di Sfessania
Type d'objet
Gravure
Description / Décor
Commentaire :
Les planches suivantes sont sur la même feuille :L 45 LR/632 Recto à L 45 LR/635 Recto. On situe généralement cette suite de vingt-quatre pièces gravées à l'eau-forte autour des années 1621-1622, après le retour d'Italie de Jacques Callot. Parmi les soixante-six dessins s'y rattachant, seuls les seize du British Museum ont servi au report. Ce sont de petites figures isolées, à la pierre noire, sensiblement au même format que les gravures. Son séjour de douze ans en Italie a affecté de façon définitive son œil et sa vision. Son œil, parce que les spectacles de cour et de rue étaient nombreux à Florence, et que son maître, l'ingénieur Giulio Parigi, en était le grand ordonnateur. Sa vision, parce que le théâtre lui a suggéré ces dispositions en profondeur par plans successifs, comme les coulisses d'un décor, ainsi que le jeu des proportions. D'après J. Blanchard (dans cat. exp. Jacques Callot. Prints & Related Drawings, sous la direction de H. Diane Russell, Washington, National Gallery of Art, 29 juin-14 septembre 1975, Washington, National Gallery of Art, 1975) et de D. Posner (in « Jacques Callot and the Dances called Sfessania », The Art Bulletin, vol. 59, n° 2, 1977, p. 203-216), Callot n'a pas représenté des types fixes de la commedia dell'arte, mais plutôt du spectacle de rue. Une troupe de comédiens ne comprenait qu'un petit nombre d'acteurs. Ici, on dénombre beaucoup trop de capitaines (vingt-huit) et de zanni (treize) pour cinq figures féminines ; pas de Dottore, ni de Pantalon, ni d'Innamorato, personnages indispensables au bon déroulement d'une intrigue. Selon Posner, il s'agirait de la représentation d'une danse populaire maltaise du type moresca, devenue napolitaine sous le nom de Sfessania et accompagnée d'un air adressé à Lucia Canazza Bernovalla, jeune femme morte et symboliquement ramenée à la vie au rythme d'une chanson. Les mots inscrits sur le frontispice ne sont donc pas les noms des musiciens mais les paroles de leur chanson. Ainsi, la phrase 'che buona mi sa' peut être interprétée comme une variante de 'Cocozza de vino bona me sa' que l'on pourrait traduire ainsi : « Un pichet de vin m'aide à me sentir bien. » De même, le terme Cucurucu serait une interjection comique à l'intention de Lucia. Les connotations érotiques de cette suite ne font pas de doute. Outre les sexes bien visibles et les postures grossières, les lunettes que portent certains personnages sur leur masque au nez proéminent donnent à voir ce qui doit être caché et cachent ce qui est au vu de tous. (I. Leunuque in cat. exp. 'Masques, mascarades, mascarons', Paris, Musée du Louvre, 2014, p. 216 et 217, n°32)
Description de l'album :
Relié en demi-maroquin rouge à coins. Ex-libris du baron James Mayer de Rothschild sur le contreplat devant.
H : 00,475 m
L : 00,343 m
D : 00,050 m
Livre ouvert : 00,665 m

Caractéristiques matérielles

Dimensions
Dimensions à la feuille : H. 0,178 m ; L. 0,23 m
Dimensions au coup de planche : H. 0,071 m ; L. 0,094 m
Matière et technique
Des inscriptions sous chaque personnage: 'Pulliciniello.', 'Sig.a Lucretia.'.
Filigrane.

Lieux et dates

Date de création / fabrication
Vers 1620/1622

Données historiques

Historique de l'œuvre
Acquis par James Mayer de Rothschild en 1856; legs à Edmond James de Rothschild; don au musée du Louvre en 1935.
Détenteur précédent / commanditaire / dédicataire
Dernière provenance : Rothschild, baron Edmond de
Mode d’acquisition
don
Date d’acquisition
1935

Localisation de l'œuvre

Emplacement actuel
Réserve Edmond de Rothschild
Recueil : Callot Jacques -5-
L 45 LR
Folio 4
rapporté au verso

Index

Dernière mise à jour le 29.08.2020
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