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Plaque : Crucifixion
1200 / 1315 (XIIIe-XIVe siècle [?])
Lieu de création : Italie (?)
OA 7268
Département des Objets d'art du Moyen Age, de la Renaissance et des temps modernes
Actuellement visible au Louvre
Salle 503
Aile Richelieu, Niveau 1
- Numéro d’inventaire
- Numéro principal : OA 7268
- Artiste / Auteur / Ecole / Centre artistique
-
Anonyme
- Dénomination / Titre
- Titre : Plaque : Crucifixion
- Type d'objet
- plaque
- Description / Décor
- La plaque est bordée d’un large méplat. Les extrémités de la croix, plantée dans un sol montueux, touchent cette bordure. Le Christ, fixé de face par quatre clous, porte un perizonium au nœud compliqué. Sa tête aux longs cheveux tombants est coiffé d’un nimbe crucifère. Deux Anges apparaissent en buste au-dessus des traverses horizontales. Longin et Stéphaton, tenant leurs attributs, sont figurés en buste sous ces traverses. Trois arcs gothiques trilobés occupent la partie inférieure de l’espace. Celui du centre passe derrière le corps du Christ. Les deux autres abritent à gauche la Vierge nimbée, les mains jointes levées vers le Christ, et à droite saint Jean, la main levée en signe de douleur et tenant le Livre. Les nimbes sont bordés d’un rang de pointillé.
L’iconographie de cet ivoire en fait une pièce d’importance : cette Crucifixion s’inspire (cf. Goldschmidt, 1914) à l’évidence de celle des ivoires salernitains de la fin du XIe siècle, comme les plaques de Berlin et du Louvre (OA 4085). Cette dernière reflète bien le modèle dont a pu se servir l’ivoirier gothique : on y reconnaît l’insertion du corps du Christ sur la surface rectangulaire des bras de la croix, le nœud compliqué de son perizonium, les gestes des Anges au-dessus de la croix, ceux de la Vierge et de saint Jean. Elle permet surtout de comprendre le curieux décalage en hauteur de Longin et de Stéphaton par rapport à la Vierge et à saint Jean – décalage qui a dû troubler l’ivoirier gothique au point qu’il a voulu le justifier en plaçant la Vierge et saint Jean sous des arcs brisés.
Ce cas de copie gothique d’un ivoire roman est isolé. L’évidence d’un modèle salernitain paraît impliquer une provenance italienne. - Dimensions
- Hauteur : 26,8 cm ; Largeur : 12,6 cm ; Epaisseur : 0,9 cm
- Matière et technique
-
Matériau : ivoire d'éléphant = défense d'éléphant
Technique : polychrome (techniques bambou/ bois/ corne/ ivoire/ écaille->peint = peinture) (traces de polychromie) - Date de création / fabrication
- Epoque / période : gothique (Occident->moyen âge)
Date de création/fabrication : 1200 - 1315 - Lieu de création / fabrication / exécution
- Italie (Europe) (?)
- Historique de l'œuvre
- collection Félix Doistau (1846-1936), à Paris. Don Félix Doistau, accepté par décret du 16 juin 1919.
- Détenteur précédent / commanditaire / dédicataire
-
M. Doistau, Félix, Donateur
- Mode d’acquisition
- don
- Date d’acquisition
- date du décret : 16/06/1919
- Propriétaire
- Etat
- Affectataire
- Musée du Louvre, Département des Objets d'art du Moyen Age, de la Renaissance et des temps modernes
- Emplacement actuel
-
Richelieu, [OArt] Salle 503 - Jeanne d'Evreux, Vitrine 28
-
Gaborit-Chopin, Danielle ; Alcouffe, Daniel ; Bardoz, Marie-Cécile, Ivoires médiévaux : Ve-XVe siècle : catalogue, Paris, Réunion des musées nationaux, 2003, p. 446, n° 196
-
Koechlin, Raymond, Les Ivoires gothiques français, II, Paris, A. Picard, 1924, n° 29
-
Koechlin, Raymond, Les Ivoires gothiques français, III, Paris, A. Picard, 1924, pl. XI
-
Koechlin, Raymond, Les Ivoires gothiques français, I, Paris, A. Picard, 1924, p. 12-13
-
Deutscher vg. für Kunstwissenschaft (dir.), Goldschmidt, Adolph, Denkmäler der Deutschen Kunst. Die Elfenbeinskulpturen, erster band, Die Elfenbeinskulpturen aus der Zeit der Karolingischen und Sächsischen Kaiser, II, Berlin, 1914, p. 71, n° 146