© 2021 RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Adrien Didierjean
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© 1985 RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Daniel Arnaudet
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© 2021 RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Adrien Didierjean
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© 1985 RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Daniel Arnaudet
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Plaque dite du Paradis terrestre

Epoque / période : Bas Empire (Antiquité->époque romaine) ; Charles II le Chauve (843-877) (Occident->moyen âge->haut moyen âge->dynastie des Carolingiens (752-987))

Date de création/fabrication : 506 (Face) et 870 (Revers)
Anonyme
Cour de Charles le Chauve, Cercle, milieu, entourage de
Lieu de création : Constantinople (Byzance) (Face)
Actuellement visible au Louvre
Salle 101
Aile Richelieu, Niveau -1
Numéro d’inventaire
Numéro principal : OA 9064
Autre numéro d'inventaire : SMD 48
Autre numéro d'inventaire : NIII 2291
Artiste / Auteur / Ecole / Centre artistique
Anonyme (face)
Cour de Charles le Chauve Cercle, milieu, entourage de, attribution d'après style, (revers)

description

Dénomination / Titre
Titre : Plaque dite du Paradis terrestre
Autre titre : Face : feuillet d'un diptyque d'Areobindus ; revers : plaque de reliure : les Ordres de la création, dite "du Paradis terrestre"
Type d'objet
plaque de reliure ; feuillet de tablette(s) à écrire
Description / Décor
La plaque est sculptée au revers d'un feuillet de diptyque d'Aréobindus, consul à Constantinople en 506. Le manque d'approvisionnement en ivoire d'éléphant à l’époque carolingienne, au IXe siècle, explique le remploi du revers de ce feuillet qui était sans doute monté dans la reliure précieuse d’un livre. C’est la partie (lisse) qui servait à l’origine de cuvette pour la cire qui a été choisie par l’artiste carolingien, particulièrement virtuose, pour sculpter la face dite « du Paradis terrestre » dans une très faible épaisseur. L’artiste a choisi de conserver l’ensemble des dimensions impressionnantes de la plaque d’origine, si ce n’est l’un des bords.
La face carolingienne se compose d’une bordure très raffinée, formée de végétaux, dont des acanthes, inspirés de reliefs antiques et habités d’animaux et, au centre, de sept registres superposés. Sur ceux-ci sont répartis de haut en bas : Adam et Ève nus ; centaures et sirènes ; satyres, cynocéphales et minotaure ; griffon, lions et licorne ; cerf, bélier, taureau et bouc ; cheval, dromadaire et sanglier ; éléphant et caméléon. En dépit de la présence d'Adam et Ève, il ne s'agit pas d'une illustration du Paradis terrestre mais d'une transcription des différents ordres de la Création. Cette description est extraite du livre d'Isidore de Séville, Les Étymologies (VIIe siècle) en partie diffusé par Raban Maur sous les Carolingiens vers 844 dans De Universo.
La face extérieure du diptyque consulaire est ornée de deux grandes palmettes nouées en haut et en bas pour déterminer un losange. Dans ce cadre est placé le médaillon représentant le consul en buste Aréobindus, tenant le sceptre et la mappa linge avec lequel le consul donnait signe du commencement des jeux. Le médaillon est bordé d'un motif de palmettes en triangle très stylisées. Le monogramme grec du nom du consul est sculpté en relief au-dessus et au-dessous du médaillon. Ce médaillon ressemble à celui du diptyque d'Aréobindus sur les ivoires OA 9525 A et B.
Inscriptions
Langue :
latin (monogramme)

Caractéristiques matérielles

Dimensions
Hauteur : 35,7 cm ; Largeur : 11,5 cm ; Profondeur : 0,9 cm
Matière et technique
Matériau : ivoire d'éléphant = défense d'éléphant
Technique : bas relief (techniques bambou/ bois/ corne/ ivoire/ écaille->sculpté)

Lieux et dates

Date de création / fabrication
Epoque / période : Bas Empire (Antiquité->époque romaine) ; Charles II le Chauve (843-877) (Occident->moyen âge->haut moyen âge->dynastie des Carolingiens (752-987))

Date de création/fabrication : 506 (Face) et 870 (Revers)
Lieu de création / fabrication / exécution
Constantinople (Byzance) (Face)

Données historiques

Détenteur précédent / commanditaire / dédicataire
Mode d’acquisition
achat
Date d’acquisition
date d'arrivée au Musée : 1863
Propriétaire
Etat
Affectataire
Musée du Louvre, Département des Antiquités grecques, étrusques et romaines

Localisation de l'œuvre

Emplacement actuel
Richelieu, Salle 101 - Petite Galerie

Bibliographie

- Caubet, Annie ; Gaborit-Chopin, Danielle (dir.), Ivoires : De l'Orient ancien aux temps modernes, cat. exp. (Paris, Musée du Louvre, 23 juin-30 août 2004), Paris, Réunion des musées nationaux, 2004, p. 124, fig. 117, n° 126
- Gaborit-Chopin, Danielle ; Alcouffe, Daniel ; Bardoz, Marie-Cécile, Ivoires médiévaux : Ve-XVe siècle : catalogue, Paris, Réunion des musées nationaux, 2003, p. 48, 156, 157, n° 8, n° 41
- Volbach, Wolfgang Fritz, Elfenbeinarbeiten der Spätantike und des frühen Mittelalters, Mainz am Rhein, P. von Zabern, 1976, pl. 6, n° 12
- Delbrueck, Richard, Die Consulardiptychen und verwandte Denkmäler, Berlin, Leipzig, W. de Gruyter, (Studien zur spätantiken Kunstgeschichte, 2), 1929, p. 115, n° 13

Expositions

- Ivoires : de l'Orient ancien aux Temps Modernes, Richelieu, Salles d'Exposition temporaire, 25/06/2004 - 30/08/2004
Dernière mise à jour le 26.08.2021
Le contenu de cette notice ne reflète pas nécessairement le dernier état des connaissances