Le Réveil

1765
18868 LR/ Recto
Département des Arts graphiques
Numéro d’inventaire
18868 LR/ Recto
Anciens numéros d'inventaire :
ER 19165
Référence de l'inventaire manuscrit :
vol.8, p.49
Collection
Département des Arts graphiques
Collection Edmond de Rothschild
Artiste / Auteur / Ecole / Centre artistique
LEVESQUE Pierre Charles (1736-1812), gravé par
Ecole française
gravé d'après BOUCHER François

description

Dénomination / Titre
Le Réveil
Type d'objet
Gravure
Description / Décor
Commentaire :
Pendant du Sommeil, gravé également en 1765 d'après Boucher. Le tableau est conservé au Louvre, une replique est au Musée de Reims. Le modèle serait Madame Boucher. Il existe une variante montrant la jeune femme les jambes couvertes dans l'ancienne colllection Rothan. Voir également le 6055 LR état sans la lettre (P. Jean-Richard, 1978)..
« Le provocant « Réveil » de Pierre-Charles Levesque, réalisé selon la technique plus traditionnelle de l'eau-forte associée au burin, tranche avec le reste du corpus des estampes d'après Boucher...Il interprète ici la célèbre « Odalisque brune » (Paris, musée du Louvre) cat.30, toile datée de 1745 et peut-être destinée au fermier général Alexandre Jean Joseph Le Riche de >La Popelinière (1693-1762). Plus crûment encore que dans « L'Odalisque blonde », la jeune femme y offre au spectateur sa nudité suggestive. Datée de 1765 - l'année même où Boucher est nommé premier peintre du roi et directeur de l'Académie royale de peinture et de sculpture, l'estampe aurait peut-être été éditée sans l'accord du peintre et pourrait, selon certains spécialistes, être lue comme une attaque émanant de l'entourage de Diderot, dont on connaît l'hostilité à l'égard du peintre (Faroult, 2019). Le philosophe aurait ainsi voulu le mettre en difficulté en offrant la publicité d'une estampe « au saillant, au libertinage, à l'éclat, aux pompons, aux tétons, aux fesses, à l'épigramme de Boucher » dont la « débauche » doit « captiver [...] la foule de ceux qui sont étrangers au vrai goût » (Diderot, Salon de 1761, p.120). Avant de quitter Paris, Levesque semble avoir vendu son fonds de cuivres. Celui du « Réveil » est acquis par Honoré Thomas Bligny (vers 1742-1785), marchand d'estampes parisien, qui fait inscrire son adresse sur la plaque et, en avril 1773, informe le public que l'on peut se procurer dans sa boutique des épreuves de cette « composition galante » (Mercure de France, 1773, p.275). » (C. Le Bitouzé, 2021).

Bibliographie :
R. Portalis & H. Beraldi, « Les Graveurs du dix-huitième siècle », Paris, 1880-1882, t.II, p.712
P. Jean-Richard, « L'œuvre gravé de François Boucher dans la collection Edmond de Rothschild », Paris, 1978, p.335, n°1398
C. Le Bitouzé in « L'Empire des sens de Boucher à Greuze », cat. exp., Paris, musée Cognacq-Jay, 28 janvier - 18 juillet 2021, Paris, 2021, n°36 pp.98-101, repr. p.100

Caractéristiques matérielles

Dimensions
Dimensions à la feuille : H. 0,352 m ; L. 0,393 m
Dimensions au trait carré : H. 0,292 m ; L. 0,351 m
Dimensions au coup de planche : H. 0,333 m ; L. 0,368 m
Matière et technique
Eau-forte et burin. Sous le trait carré à gauche : 'Boucher pinx.', à droite : 'P. Car. Levesque sculp.'. Au-dessous du titre figure l'adresse de l'éditeur : 'Gravé d'après le tableau de M. Boucher Premier Peintre du Roi / AParis chez Bligny Cour du Manege aux Thuilleries.'

Lieux et dates

Date de création / fabrication
1765

Données historiques

Historique de l'œuvre
Oeuvre conservée dans le portefeuille n°440 du baron Edmond de Rothschild jusqu'en 2019.
Détenteur précédent / commanditaire / dédicataire
Dernière provenance : Rothschild, baron Edmond de
Mode d’acquisition
don
Date d’acquisition
1935

Localisation de l'œuvre

Emplacement actuel
Réserve Edmond de Rothschild

L'œuvre est visible sur rendez-vous en salle de consultation des Arts graphiques.

Expositions

- L'empire des sens, de Boucher à Greuze
Etape :
Musée Cognacq-Jay, Paris, France - 28 janvier - 18 juillet 2021
Organisée par : Musée Cognacq-Jay (Paris, France)
Dernière mise à jour le 06.09.2021
Le contenu de cette notice ne reflète pas nécessairement le dernier état des connaissances