Le Portement de Croix

1686
RF 54770, Recto
Département des Arts graphiques
Numéro d’inventaire
RF 54770, Recto
Collection
Département des Arts graphiques
Cabinet des dessins
Fonds des dessins et miniatures
Artiste / Auteur / Ecole / Centre artistique
ANONYME FRANCAIS XVIIè s
Ecole française

Anciennes attributions :
GIOLFINO Niccolo' II (1476-1555)
Ecole française
ANONYME VENITIEN début XVIè s
Ecole française
ANONYME ITALIEN début XVIè s
Ecole française
PUPINI Biagio (documenté en 1505-documenté en 1575)
Ecole française
Stella, Jacques (1596-1657)
Ecole française
(S. Kespern)
FALCONETTO Giovanni Maria (1468-1534)
Ecole française
Champaigne, Philippe de (1602-1674)
Ecole française
(A.J. Dezallier d'Argenville)

Propositions d'attributions :
Caron, Antoine (1521-1599), suite de
Ecole française
(Dominique Cordellier, 2008)

description

Dénomination / Titre
Le Portement de Croix
Type d'objet
Dessins
Description / Décor
Commentaire :
Une annotation au verso propose de rapprocher cette feuille du dessin représentant Jésus chassant les marchands du Temple, de Gian Maria Falconetti, conservé à Berlin, Kupferstichkabinett, KdZ 5518, (H. Th. Schulze Altcappenberg, Die Italienischen Zeichnungen des 14. und 15. Jahrhunderts im Berliner Kupferstichkabinett, 1995, n° 37, p. 202-203).
En fait, la feuille, qui est passée en vente publique chez Christie's à Paris le 15 novembre 2006 (n° 103) comme une oeuvre française du début du XVIIe siècle, provient du célèbre amateur Antoine Joseph Dezallier d'Argenville (1680-1765) dont elle porte le paraphe et le numéro 1686 ainsi qu'une inscription ancienne P. Champagne l'oncle, c'est-à-dire Philippe de Champaigne. Cette attribution, à laquelle Dezallier d'Argenville souscrivait, n'a sans doute pas d'autre fondement que la technique de lavis gris souvent employée par Champaigne. C'est sans doute aussi l'usage de cette technique qui explique en partie le nom de Jacques Stella avancé par S. Kespern en avril 2008, dans La Tribune de l'Art. Cependant, tout en proposant une datation vers 1635-1640, S. Kespern attirait l'attention sur l'élégance des architectures et l'animation des petites figures. Il les trouvait évocatrices de l'art d'un peintre et dessinateur français du XVIe siècle, Antoine Caron. Selon, Dominique Cordellier, c'est en effet dans la suite de Caron que s'inscrit cette feuille et il lui semble peu vraisemblable de la dater longtemps après 1600-1620 puisque l'on sait que l'influence de Caron, qui fut grande dès 1560 environ, disparut pratiquement après la mort d'Henri Lerambert (1609) et de Quentin Varin (1626).

Caractéristiques matérielles

Dimensions
H. 0,29 m ; L. 0,193 m
Matière et technique
Plume, encre brune, lavis gris, rehauts de blanc. Inscription à la plume et encre brune, en bas à gauche : 1686 (paraphe Dezallier d'Argenville) P. Champaigne l'oncle. Puis un mot illisible, à la plume et encre rouge. Inscription illisible sur le dessin, dans l'architecture. Au verso, inscription au crayon : - Biaggio Pupini / - Giolfino / - nord Italie / Venise (en face de ces deux termes : ) début XVIe s / - Gian Maria Falconetti : / 1468-1534 / Voir Italianischen Zeichnungen / 14e et 15e Berlin / n° 37 p.203

Lieux et dates

Date de création / fabrication
1686

Données historiques

Historique de l'œuvre
Antoine-Joseph Dezallier d'Argenville - Christie's, Paris, vente ? - Lise Bicart-Sée (marque en bas à droite) ; don au Musée du Louvre. Commission des acquisitions du 4 février 2010. Décision du 4 février 2010.
Détenteur précédent / commanditaire / dédicataire
Dernière provenance : Bicart-Sée, Lise
Mode d’acquisition
don
Date d’acquisition
2010

Localisation de l'œuvre

Emplacement actuel
Petit format

L'œuvre est visible sur rendez-vous en salle de consultation des Arts graphiques.
Dernière mise à jour le 06.09.2021
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